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Challenge Ada Lovelace 2017

25 février, 2017 - 18:28

Nous organisons pour la seconde année le Challenge Ada Lovelace, concours de programmation à destination des lycéennes (de la seconde à la terminale). L’objectif est de promouvoir les filières scientifique et technique (et l’informatique bien entendu) auprès des futures étudiantes.

Le challenge est coorganisé par le lycée Félix le Dantec de Lannion et l’école publique d’ingénieurs ENSSAT.

Le concours dure trois mois (de janvier à mars 2017) et se conclut le 25 mars pendant le Libre en fête en Trégor. Les équipes présenteront au jury — constitué uniquement de développeuses — et au public leur projet de 14 h à 17 h à l’ENSSAT. Trois prix seront décernés à l’issue de cette journée.

Pour l’organisation, les professeurs du lycée et l’ENSSAT assurent les formations à la programmation et à l’utilisation de la plate‐forme de développement libre Emerginov, support du concours (incubateur de services Web).
De plus, toutes les équipes sont encadrées par des étudiantes de l’école d’ingénieur pendant toute la durée du challenge.

Orange est partenaire du concours pour la seconde année.

Si vous êtes dans le secteur le 25 mars, venez les encourager.

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Salut à Toi sur bureau et Android (Cagou), état des lieux

24 février, 2017 - 14:56

Salut à Vous !

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que la campagne de financement participatif s’est achevée avec succès et que nous nous sommes engagés à développer une interface bureau et Android de Salut à Toi, outil de communication multi‐interface et multi‐usage basé sur XMPP.

Il est temps de faire un petit état des lieux du développement. Vous trouverez en bas de cet article un lien vers une première version (pré‐alpha) à des fins de test uniquement.

Comme la campagne a été abordée ici, il me semble normal de publier également sur LinuxFr.org.

Sommaire Le contexte

Pour la petite histoire, nous entendions faire une campagne plus importante à l’origine, quand nous avions décidé de faire un financement participatif. Mais suite à des discussions avec l’équipe d’Arizuka (plate‐forme que nous avons choisie), nous avons largement réduit la somme demandée, ce qui s’est avéré judicieux puisque nous avons réussi la campagne : nous avons récolté 3 326,00 € sur les 3 000 € demandés, soient 3 159,70 € après les frais.

Évidemment, cette somme est insuffisante pour vivre, aussi nous avons repris une activité salariée (j’en ai d’ailleurs parlé ici) et dû réduire le rythme de développement : je suis le seul développeur actif à l’heure actuelle (avec quelques contributions, notamment les accusés de réception et l’authentification HTTP par XMPP par Chteufleur).

Ajouté aux choses annexes (gestion de l’association, écriture d’articles, projets liés, etc.), ceci explique le temps de développement.

C’est aussi cette situation qui explique que nous avons réduit notre participation aux événements du Libre, ainsi vous ne nous avez pas vus au FOSDEM cette année.

La plupart des contreparties promises aux soutiens ont été fournies (mais pas toutes, certaines n’ayant pas encore été réclamées). La somme reçue n’a pas encore été utilisée, sauf pour les frais fixes (serveurs, plate‐forme de paiement des cotisations, banque).

Si ceci vous intéresse, vous trouverez les détails dans le compte‐rendu de la dernière assemblée générale extraordinaire de notre association.

Cagou

Comme déjà annoncé, la nouvelle interface pour le bureau et les appareils mobiles (Android, pour le moment) de SàT s’appelle Cagou, un clin d’œil à l’outil Kivy que nous utilisons et à cet oiseau emblématique de la Nouvelle‐Calédonie, oiseau qui ne vole pas et qui aboie.

Développement

Cette partie est technique, vous pouvez passer directement à la suivante si cela ne vous intéresse pas.

Après une petite phase de prise en main de l’écosystème de Kivy, la première étape a été d’intégrer Quick Frontend (frontal rapide), qui est une base que nous utilisons, comme son nom l’indique, pour développer rapidement un frontal et factoriser le code (gestion du cache, de la liste des contacts (roster, en XMPP), des widgets, etc.), puis d’intégrer le pont (bridge), qui est le nom que utilisons pour l’IPC qui permet la communication entre le backend (démon qui gère le cœur de SàT) et les frontaux.

Cette phase s’est relativement bien passée, elle a été accompagnée d’une réflexion sur l’architecture et l’interface utilisateur.

Une fois ceci à peu près utilisable, le portage sur Android a pu commencer.

Les choses ont été un peu plus compliquées. La communauté Kivy a créé plusieurs outils pour développeurs sur cette plate‐forme, dont python-for-android (outils de compilation et d’empaquetage) et Buildozer (outil multi‐plate‐forme qui facilite l’utilisation du premier). La prise en main de ces outils demande quelques efforts, surtout pour un projet déjà en place (c’est nettement plus simple quand on commence directement avec Kivy et le portage Android).

Il y a deux « chaînes » de développement pour Android, l’ancienne et la nouvelle. Après des premiers tests non concluants avec la nouvelle, elle a été temporairement mise de côté pour l’ancienne, le temps de développer les bases du portage.

Les dépendances en Python pur s’importent facilement, mais dès que ça se complique un peu, il faut faire des recettes (recipes) pour indiquer à python-for-android comment faire la compilation. Heureusement, la plupart de celles nécessaires pour SàT (en particulier Twisted) étaient déjà disponibles, il a toutefois fallu les mettre à jour.

Une fois ces questions de dépendances et de chaîne de compilation réglées, et après le plaisir de voir un premier .apk apparaître (mais non fonctionnel), deux autres gros problèmes se sont posés : D-Bus qui est le bridge principal n’est pas utilisable sur Android, et comment faire fonctionner backend et frontal en même temps ?

Étant novice pour le développement sur Android, j’ai dû lire beaucoup de documentation (qui ne manque pas, heureusement) et après un premier essai avec un nouveau bridge « embedded » permettant d’avoir backend et frontal dans le même processus, c’est finalement l’écriture d’un bridge « pb », pour perspective broker, IPC de Twisted, qui s’est révélé être la meilleure solution. L’IPC d’Android est aussi une piste à explorer à l’avenir.

Pour lancer le backend, Kivy fournit des outils permettant de le lancer comme service Android, ce qui permet de le garder en arrière plan et de pouvoir gérer les messages et autres activités quand l’interface n’est pas visible pour l’utilisateur (ce qui signifie sur Android que l’interface est gelée jusqu’à ce qu’elle soit de nouveau sélectionnée par l’utilisateur).

Cette section est déjà bien longue, aussi je vous passe les autres difficultés (comme l’absence de widget gérant le HTML), parlons maintenant de l’interface.

L’interface

Cagou est donc utilisable sur bureau (GNU/Linux, mais probablement d’autres plates‐formes également) et sur Android.

La version actuelle est une pré‐alpha, l’APK plus bas est fourni uniquement pour se faire une idée. Elle est très boguée, ne vérifie pas encore les certificats sur serveur, les enregistrements SRV ne sont pas pris en compte sur Android, etc. Elle est fournie, d’une part pour montrer l’avancement et, d’autre part, pour profiter des retours suffisamment tôt dans le développement afin de prendre une bonne direction.

Concepts de base

L’interface de Cagou est inspirée de celle de l’excellent Blender. En particulier, la sélection de widgets et la possibilité de faire des divisions à volonté en faisant glisser les bords du widget. Les grosses barres actuelles devraient disparaître à terme pour un bouton plus discret, probablement là encore inspiré de Blender. L’idée est qu’un utilisateur novice puisse changer de widget intuitivement et qu’un utilisateur avancé puisse utiliser cette fonctionnalité.

La liste des contacts n’est pas l’élément principal de l’interface, elle peut être affichée si souhaité, mais n’est pas nécessaire à l’utilisation de Cagou.

Le menu en haut, pour le moment tout le temps visible, ne devrait être disponible que sur bureau, sur Android le bouton menu ou un bouton flottant vont probablement le remplacer d’ici la sortie de la version stable.

Si vous avez des notifications, elles apparaissent pendant quelques secondes en haut, mais vous pouvez le lire en prenant votre temps en caressant la tête du cagou qui apparaît alors en haut à gauche.

Dans le cas d’événements nécessitant votre intervention (par exemple, une autorisation d’accès via XMPP sur un site), un cagou apparaît sur la droite et l’interface n’est affichée qu’après l’avoir touché. L’idée est de ne jamais avoir de fenêtre modale (type « pop‐up ») qui surgit et vole le focus alors que vous faites autre chose. Ces dernières n’apparaissent que suite à une action de l’utilisateur.

Dans le cas d’Android, il est possible que ces notifications soient remplacées par le système de notification natif, mais le choix n’est pas arrêté puisque l’historique des messages ne serait alors plus disponible.

Pour changer de mode (de widget), il suffit de cliquer sur le bouton en haut à gauche du widget actuel. Il n’y a actuellement que quatre widgets : le sélecteur qui affiche tous ceux disponibles, la configuration, la liste de contacts et la discussion. D’autres sont à venir, en particulier pour bloguer.

À l’intérieur d’un widget (uniquement pour la messagerie instantanée pour l’instant), il est possible de faire un mouvement de glissement horizontal pour passer d’une conversation ouverte à une autre :

Pour le moment ça n’est pas évident à utiliser la première fois (il faut faire un mouvement vif), il y a des petits réglages à prévoir.

Comme pour le reste de SàT, Cagou est prévu dès l’origine pour fonctionner avec des greffons et être facilement extensible. Tous les widgets et les systèmes d’envoi de fichiers (voir plus bas) sont des greffons.

Messagerie instantanée (chat)

Comme nous voulons une interface utilisable sur petits écrans, simple, mais qui ne sacrifie pas les fonctionnalités, il faut trouver un compromis entre les informations affichées/ables à l’écran et les éléments/boutons permettant des actions. Trop d’éléments compliquent l’interface et prennent de l’espace, mais trop peu rendent les actions difficiles d’accès.

La disposition choisie actuellement (qui peut évoluer) consiste en un en‐tête avec une barre de saisie et un bouton (en plus du sélecteur de widgets), le corps avec les messages et enfin une barre de saisie avec un bouton également.

Pour discuter avec un ou des contact(s), entrez des lettres faisant partie de son nom (n’importe où dans le nom). Pour le moment, uniquement les identifiants (« jid ») et les conversations déjà ouvertes sont cherchés, mais à terme la recherche se fera également dans les noms, surnoms et dans les marque‐pages.

Cagou détecte si vous voulez parler à une personne seule ou dans un salon de discussion et s’adapte en conséquence.

Le chiffrement de bout en bout est de la partie, mais uniquement avec OTR (v2) à l’heure actuelle. Il est prévu d’intégrer OX (OpenPGP moderne) et OMEMO, mais il n’est pas certains que ça sera disponible pour la prochaine version (ça sera peut‐être pour la 0.8). Pour l’activer, il suffit de cliquer sur le cadenas, ce dernier sera fermé si la conversation est chiffrée et aura un point d’interrogation si votre correspondant n’est pas authentifié.

Passons directement à la barre de saisie. Vous trouverez sur la droite un bouton + qui sert pour le moment à ouvrir le dialogue d’envoi d’élément.

Ce dialogue comporte deux boutons en haut, qui permettent de choisir si vous voulez téléverser votre fichier ou l’envoyer directement à un correspondant en pair à pair. Un texte en dessous indique en langage clair par où votre fichier transitera et si le chiffrement intervient (à l’heure actuelle tout est en clair pour les fichiers).

Le message texte est important pour que l’utilisateur comprenne bien où vont ses données, c’est une indication que l’on va sûrement placer à divers endroits stratégiques.

Les boutons en dessous sont les types d’envoi. Sur bureau, il n’est actuellement possible d’envoyer qu’un fichier de votre arborescence, mais sur Android, il est possible également d’envoyer une photo de votre galerie, d’en prendre une nouvelle ou de faire une vidéo, et d’enregistrer un message audio.

Voici à quoi ressemble l‘enregistrement de message :

Et autour

En plus du travail sur Cagou lui‐même, d’autres travaux ont été effectués :

  • désormais indispensable avec l’utilisation sur appareils portables, la copie carbone a été implémentée. La gestion des archives sur le serveur est elle implémentée depuis longtemps pour le « blogage », mais pas encore pour les messages, ça sera fait d’ici la sortie de la version stable ;
  • la gestion des petits fichiers binaires (« BoB » pour « Bits of Binary ») est désormais disponible, son implémentation a notamment été motivée parce qu’ils sont utilisés par Movim ;
  • comme indiqué plus haut, les accusés de réception et l’authentification HTTP ont été implémentés par Chteufleur ;
  • depuis la 0.6.1, la gestion des messages a été améliorée, préparant notamment le terrain pour des fonctionnalités comme la correction du dernier message, prévue pour la version stable ;
  • plus récemment, la gestion des composants (pour préparer les passerelles) et des blogs statiques sont également arrivés, mais nous en parlerons peut‐être une autre fois.
Soutien

C’est un appel que nous faisons souvent mais qui n’est pas toujours entendu, de l’aide serait grandement appréciée. Ce peut être aussi simple que venir discuter avec nous (notre salon est à sat@chat.jabberfr.org, disponible en cliquant sur ce lien.

Si vous avez de quoi, une contribution financière serait bien sûr utile, nous avons récemment ouvert un compte sur Liberapay, suite à une discussion résumée dans le compte‐rendu de l’A. G. lié plus haut. Notre objectif est de réussir dans un premier temps à travailler un jour par semaine sur SàT et de compenser la perte de salaire par des dons.

Vous pouvez aussi adhérer à notre association, toutes les infos sont par ici. Vous pouvez choisir le montant de la cotisation (entre 0 et 100 €).

Et, bien sûr, des contributions, en particulier du développement, mais aussi des traductions, du graphisme, du thème CSS, de l’administration de serveurs. La plupart du développement est fait en Python et c’est participer à un outil que vous utiliserez potentiellement tous les jours.

Parler de notre association et projet autour de vous est toujours utile.

Je crois que l’essentiel est dit pour cette fois, j’essaierai de vous tenir informé avec des billets (sur mon blog) moins longs les prochaines fois.

Ah, et le lien vers la pré‐alpha actuelle (encore une fois : pour test uniquement) : https://www.goffi.org/public/Cagou-0.1-debug.apk.

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Meilleures contributions LinuxFr.org : les primées de janvier 2017

24 février, 2017 - 11:45

Nous continuons sur notre lancée de récompenser ceux qui chaque mois contribuent au site LinuxFr.org (dépêches, commentaires, logos, journaux, correctifs, etc.). Vous n’êtes pas sans risquer de gagner un abonnement à GNU/Linux Magazine France ou encore un livre des éditions Eyrolles ou ENI. Voici les gagnants du mois de janvier 2017 :

Abonnement d’un an à GNU/Linux Magazine France (éditions Diamond)

Livres des éditions Eyrolles et ENI

Les livres qu’ils ont sélectionnés sont en seconde partie de la dépêche. N’oubliez pas de contribuer, LinuxFr.org vit pour vous et par vous !

Certains gagnants n’ont pas pu être joints ou n’ont pas répondu. Les lots ont été réattribués automatiquement. N’oubliez pas de mettre une adresse de courriel valable dans votre compte ou lors de la proposition d’une dépêche. En effet, c’est notre seul moyen de vous contacter, que ce soit pour les lots ou des questions sur votre dépêche lors de sa modération. Tous nos remerciements aux contributeurs du site ainsi qu’à GNU/Linux Magazine France, aux éditions Eyrolles et ENI.

Les livres sélectionnés par les gagnants :

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Matériel libre : état des lieux après l’échec de la campagne de financement Talos

23 février, 2017 - 21:30

La campagne de financement participatif d’une carte mère ATX complètement libre basée sur OpenPOWER a échoué. Timothy Pearson, de Raptor Engineering, principal artisan de cette campagne, en tire un certain nombre d’enseignements, et dresse un tableau, plutôt sombre de la situation, qui fait écho aux journaux d’eingousef « Point d’étape sur le matériel et nos libertés » 1re partie et 2e partie.

Certaines pistes d’action sont également proposées, dont le financement participatif d’un module BMC libre pour cartes mères ASUS KGPE-D16.

La deuxième partie de dépêche contient une version française du texte de Raptor Enineering publiée, bien sûr, avec son autorisation.

NdM. : ce contenu est sous licence CC BY-NC-SA 4.0.

Sommaire

« Alors que Talos™ affale les voiles et que les ressources de développement sont affectées à d’autres projets, explorons la situation de l’informatique contrôlée par l’utilisateur et la signification de l’échec du financement de Talos™ pour le futur proche.

À quoi s’attendre

La communauté du logiciel libre en général a peu d’expérience directe avec le type de verrouillage matériel aujourd’hui présent sur tous les systèmes informatiques dominants. Comme nous l’avons exploré dans une précédente mise à jour, à la différence du matériel conçu et commercialisé avant 2013, tous les matériels informatiques modernes dominants opèrent, et pour toujours, sous le contrôle direct du fournisseur, sans aucun moyen d’en rendre le contrôle complet au propriétaire physique de la machine (contrôle de la « racine de confiance », possibilité de modifier le produit pour qu’il fonctionne selon les souhaits de son propriétaire, etc.). Au cours de l’année 2016, nous avons eu des aperçus de ce que cela signifie pour la société, depuis les thermostats Revolv désactivés à distance et volontairement par leur véritable propriétaire, le fournisseur, au Samsung Note 7 partiellement désactivé par une mise à jour à distance pour des raisons de responsabilité, aux affirmations non vérifiées que les clés secrètes de l’Intel® Management Engine seraient mises en vente dans les cercles criminels, jusqu’au gouvernement des États‐Unis qui poursuit D-Link en particulier à cause de l’attaque DDoS lancée en octobre depuis des objets connectés. Le plus intéressant est que cette poursuite judiciaire, par sa cible, reconnaît implicitement que les produits, que les gens pensaient avoir acquis de plein droit, ne sont en fait ni plus ni moins qu’une location à long terme, avec toutes les implications financières sur la liberté, sur la vie privée, associées à la location et non la possession d’un appareil. Pour finir, la tendance actuelle en informatique est, dans les faits, de faire passer l’hyperviseur et/ou le noyau dans le micro‐logiciel principal de la plate‐forme. Dès lors que c’est fait dans des systèmes contrôlés par le fournisseur, le logiciel libre sera réduit à un ensemble d’outils en espace utilisateur, à la façon de ce qui s’est passé sur les iPhones débridés ou sur les appareils Android. Avec le temps, des licences pourront même être exigées pour exécuter certains outils en espace utilisateur, quand les outils libres entreront en concurrence avec des offres commerciales sur la même plate‐forme. La seule façon d’échapper à ce futur est de soutenir financièrement le développement de matériel contrôlé par l’utilisateur, quelles que soient les sociétés qui en proposent à un moment donné.

Pour résumer, nous approchons rapidement (et dans certains pays nous les avons déjà atteints) des futurs si clairement décrits, mais si souvent ignorés, par George Orwell et Richard Stallman. Un état d’apathie s’est répandu et, comme dans la fable de la grenouille, qui dans une marmite ne réagit pas avant d’être cuite, nous nous sommes tous accoutumés à voir notre vie privée envahie de façon permanente et pernicieuse, juste pour économiser un peu d’argent. Bien que la frugalité soit normalement une qualité, portée à l’extrême, elle devient une folie car elle conduit à la violation de droits humains de base. L’absence d’action pour contrer ces tendances augmente quotidiennement les barrières à l’entrée dans les industries technologiques. Cela condamne les travailleurs du secteur technologique à trimer sous le contrôle de grandes entreprises qui peuvent s’offrir l’accès exclusif aux types de matériel et de logiciel nécessaires à concevoir de nouveaux produits commercialement viables. D’ailleurs, pour travailler dans les métiers de l’ingénierie aux États‐Unis, il vous est interdit de jamais revenir au type de travail que vous faisiez pour votre employeur après avoir quitté votre emploi. Il est vital, à la fois pour garantir l’innovation future et pour s’assurer d’une juste rémunération du travail réalisé dans les domaines techniques, que les outils nécessaires à la conception de nouveaux produits restent accessibles aux PME aussi bien qu’aux individus.

Il existe un autre coût caché des matériels contrôlés par le fournisseur : de lourds dommages environnementaux. En s’assurant du contrôle des produits du berceau au cercueil, les fournisseurs éliminent efficacement une étape majeure du recyclage, la « réutilisation ». Les produits technologiques sont particulièrement difficiles à réutiliser du fait de l’obsolescence rapide des logiciels qu’ils utilisent. Cependant, dans le cas des matériels contrôlés par l’utilisateur, de nombreuses personnes ont trouvé des moyens d’insuffler une nouvelle vie à de vieux appareils. Cela se fait typiquement en remplaçant le logiciel privateur originel par un logiciel libre qui ajoute des fonctionnalités ou restaure d’une façon ou d’une autre l’utilité de l’appareil, parfois dans un rôle totalement différent de celui prévu à l’origine par le fournisseur ! Le contrôle par le fournisseur implique qu’une fois le logiciel obsolète, l’appareil doive être jeté ou recyclé, impactant là encore l’environnement, car la plupart des appareils sont brûlés pour récupérer les traces d’or et d’autres substances précieuses.

Finalement, tandis que nous évoluons vers une société post vie privée, financée par la publicité, un coût final devient apparent. Une expression française dit, « si c’est gratuit, vous êtes le produit » ; en gros, « si vous ne payez pas, vous n’êtes pas le client ; vous êtes le produit qu’on vend. » Plutôt que d’être considéré comme un individu doté de raison, chacun est réduit à un produit qui peut être exploité à volonté et pour toute fin. Alors que les gens se rendent compte que chacune de leurs pensées, de leurs actions, de leurs conversations, de leurs relations sont enregistrées et analysées, un effet de sidération naît, détruisant les fondements même de la société démocratique. Les idées nouvelles ou non dominantes sont non seulement ignorées, mais supprimées par les individus qui les produisent, pour des raisons de sécurité personnelle ou pour des gains financiers immédiats. Nous le voyons déjà dans plusieurs pays, dans lesquels des services fondamentaux de la vie moderne, comme l’électricité ou l’accès à Internet, sont maintenant utilisés pour s’immiscer de force dans les détails les plus intimes des actions et des pensées d’une personne. Il est vital que les individus reprennent le contrôle de la technologie avant qu’elle ne devienne rien d’autre qu’une laisse complexe et envahissante servant à assujettir les individus à un contrôle externe — même si cela signifie dépenser plus, ou faire sans le dernier gadget tant qu’une version contrôlée par l’utilisateur n’est pas disponible.

Idées inapplicables

Durant la campagne de financement Talos™, nous avons vu proposer nombre de solutions inapplicables. Une des réponses les plus fréquentes a été de simplement abandonner tout matériel moderne, et de continuer à utiliser des appareils ridiculement dépassés et peu puissants, jusqu’à ce qu’ils cessent d’être disponibles. Bien que cela soit une réaction néo‐luddiste parfaitement naturelle, cela conduira inévitablement à une extinction quasi complète de tout logiciel libre non commercial, et les logiciels libres communautaires perdront peu à peu toute pertinence pour la majorité de la population. Par exemple, combien de personnes veulent encore utiliser des logiciels de BBS par modem ou des traitements de texte en mode console ? La majorité de l’offre de logiciels libres actuelle sera dédaignée avec le même « et alors ? » dans une ou deux décennies si elle n’est pas continuellement développée ; rester immobile dans un océan de changement n’est pas une solution, cela condamnera ceux qui choisissent exclusivement l’informatique rétro à une position de plus en plus faible et inaudible dans la société moderne.

Une réponse moins courante, mais toute aussi inapplicable, est d’essayer par les moyens législatifs de forcer les fournisseurs à produire à bas prix des matériels contrôlés par les utilisateurs. Une telle intervention serait une des plus grandes interventions de réglementation du marché depuis plusieurs décennies et il est extrêmement improbable qu’elle survienne jamais. En fait, avec les récentes décisions de la FCC, on voit exactement le contraire ; il est exigé des fournisseurs qu’ils verrouillent tout contrôle par les utilisateurs des applications sans fil, officiellement pour le bien général. Quand la communauté se tourne alors vers des articles du marché « gris » parallèle pour contourner ces réglementations, plutôt que de payer plus cher pour développer des produits sûrs qui répondent à la réglementation au niveau matériel et non logiciel, cela renforce l’idée populaire que le contrôle par l’utilisateur n’est nécessaire que pour des activités illégales, rendant plus improbable encore l’apparition de matériels informatiques contrôlés par l’utilisateur pour le plus grand nombre.

Une troisième réponse a été d’essayer d’appliquer les modèles de développement des logiciels libres au développement de matériel libre. De prime abord, cela peut semble une bonne idée, jusqu’à ce que vous creusiez un peu et considériez les facteurs qui permettent au logiciel libre de prospérer et de converger vers des solutions optimales dans de nombreux cas. En résumé, cela ne marche pour le logiciel que par l’application des principes de marché à un produit avec un important vivier de talents expérimentés, avec des barrières à l’entrée quasi nulles, des coûts d’itération quasi nuls, un délai de mise sur le marché rapide et des coûts très faibles pour tester une nouvelle idée ou une nouvelle configuration. Dans un tel environnement, dans lequel mener un projet dans une direction radicalement nouvelle et expérimentale ne coûte que du temps et quelques dollars d’électricité, les variantes abondent et, en conséquence, le marché est libre de sélectionner les meilleures fonctionnalités de chaque branche et de mener le produit principal dans une direction optimale — l’intervention humaine n’est pas nécessaire pour « prédire » si une idée marchera ou non, comme c’est le cas dans la plupart des systèmes de planification centralisée. À l’inverse, le développement matériel dispose d’un maigre vivier de talents, au niveau de compétence très variable, souffre de barrières à l’entrée très élevées, de coûts d’itération très élevés, d’un long délai de mise sur le marché, et tester de nouvelles idées nécessite que les coûts d’itération et de barrières à l’entrée soient payés à l’avance. En conséquence, le développement de matériel tombe souvent dans un modèle de planification centralisée, avec les individus les plus forts qui sélectionnent les voies dont ils pensent qu’elles seront correctes et profitables, et le marché n’est pas en capacité de converger vers une solution optimale. Nous avons déjà assisté à cela avec RISC-V et certaines de ses décisions de conception les plus déconcertantes, ou des ses fonctionnalités étrangement manquantes (par exemple, l’absence d’IOMMU et de cache de niveau 3 dans toutes les implémentations actuelles, l’ajout d’instructions vectorielles à la Cray, mais l’absence de standardisation des instructions SIMD orientées médias, etc.) ; d’après notre expérience directe, le modèle de développement du logiciel libre ne peut pas être étendu au développement matériel étant donné les contraintes actuelles et prévisibles des technologies de fabrication de matériel. Si un changement fondamental dans les technologies de fabrication advenait, qui réduirait les coûts d’itération à presque rien, et, plus important, réduirait à presque rien les barrières à l’entrée alors, et alors seulement, les modèles de développement du logiciel libre s’appliqueraient au matériel. En attendant, la conception de matériel informatique demeure le pré carré de sociétés ayant à la fois la capacité financière pour entrer sur le marché et les connaissances techniques nécessaires pour garder un projet à plusieurs millions sur les rails et éviter que les itérations ne le conduise aux oubliettes pour raisons financières.

Solutions temporaires

Tout d’abord, il faut noter qu’à ce stade les premiers moyens pour conserver du matériel libre disponible sont financiers. Les jours où un programmeur solitaire ou un groupe de codeurs amateurs pouvaient changer le monde ont disparu depuis longtemps, principalement à cause du verrouillage du matériel discuté plus haut. Si vous avez une grande expérience du matériel bas niveau et des micro‐logiciels, ne travaillez pas déjà pour les quelques entreprises qui ont besoin de ces compétences, avez des réserves d’argent pour acquérir du matériel contrôlable par l’utilisateur mais aujourd’hui fermé et êtes prêts à donner beaucoup de temps à la cause du matériel libre, il y a des projets où vous pouvez faire la différence. Si vous ne répondez pas à cette description, la meilleure contribution que vous pouvez faire est financière, auprès des quelques firmes restantes qui acceptent d’envisager créer ou travailler sur du matériel libre.

Individus

Pour lors, la meilleure façon d’agir pour les individus est de soutenir ces quelques sociétés qui, comme Raptor Engineering, vendent encore du matériel livré directement avec le contrôle par l’utilisateur. Nous proposons deux offres distinctes ; une version pour le bureau et une version serveur, soit dans un format ATX standard, avec jusqu’à douze cœurs Opteron Piledriver et 64 Gio de mémoire vive DDR3, soit dans un format serveur SSI EEB avec jusqu’à 32 cœurs Opteron Piledriver et 128 Gio de mémoire vive DDR3. Un projet de développement d’une unité de gestion à distance (BMC) libre pour ces cartes mères est en cours et nous sollicitons un financement participatif de la communauté. S’il vous plaît, participez, si vous êtes intéressés par ce travail.
En achetant auprès d’un vendeur de systèmes contrôlés par l’utilisateur, non seulement vous soutenez directement le travail de développement nécessaire pour conserver disponible le matériel contrôlé par l’utilisateur, mais vous montrez aussi qu’il existe un marché pour de tels systèmes et que leur développement représente un investissement rentable pour le futur.

Organisations et entreprises

Pour les organisations et les entreprises qui utilisent des serveurs et des logiciels libres, la meilleure façon d’agir est d’acheter du matériel OpenPOWER contrôlé par l’utilisateur et de rappeler à IBM et à votre revendeur que les raisons de votre choix d’OpenPOWER tiennent au fait que le matériel est complètement contrôlé par l’utilisateur. Raptor Engineering est aussi disposé, sous contrat, à « libérer » des systèmes OpenPOWER existants de vendeurs logiciels fermés, comme le S812LC ; si vous souhaitez explorer cette option, contactez‐nous avec le modèle et le fournisseur que vous voudriez voir libéré. Notez qu’au contraire des systèmes x86 plus anciens, le BMC fait partie intégrante du processus de démarrage sur OpenPOWER, et qu’utiliser un micro‐logiciel BMC non libre sur des machines OpenPOWER comporte les mêmes risques qu’utiliser un micro‐logiciel système propriétaire sur des machines x86.

Solutions à long terme Pour les équipementiers OEM et ODM

Pour les fabricants d’équipement d’origine (OEM et ODM), l’utilisation de puces ARM64 ou POWER et la prise de licences de technologies spécifiques à Talos™, comme FlexVer™ et LPC Guard™, vous permettront d’offrir des produits avec un niveau de sécurité encore supérieur à celui qui prévaut sur les systèmes à gestion centralisée sur x86. Ce niveau de sécurité supérieur a des applications non seulement pour la protection de la propriété intellectuelle, mais fournit aussi aux industries de défense l’assurance essentielle que le contrôle demeure exclusivement aux mains du propriétaire de la machine, et pas dans celles du fournisseur, et qu’il n’y a aucune porte dérobée, intentionnelle ou non, qui attende d’être exploitée par l’adversaire. Raptor Engineering a des années d’expérience dans le développement de micro‐logiciels de bas niveau et peut créer une solution micro‐logicielle réellement libre pour votre nouveau produit basé sur ARM64 ou sur POWER, vous permettant de bénéficier des avantages commerciaux et de communication liés à une auditabilité totale, pour un coût fixe, raisonnable et non récurrent. Pour des exemples de notre travail, voyez la prise en charge des AMD Family 15h avec l’initialisation de la mémoire vive DDR3 dans coreboot, ainsi que nos portages de coreboot sur les ASUS KFSN4-DRE, ASUS KCMA-D8, ASUS KGPE-D16 et Lenovo T400.

Pour les éditeurs de logiciels, nous pouvons vous aider à porter vos applications vers POWER, vous permettant de bénéficier des avantages uniques d’un des processeurs les plus puissants sur le marché d’aujourd’hui, ou vers ARM64, vous permettant de bénéficier des avantages de l’informatique verte dans les centres de données.

Raptor Engineering est reconnaissante d’avoir eu l’opportunité de mener cette campagne et voudrait remercier la communauté pour tout le soutien reçu durant cet effort de presque un an. Nous ne recevrons aucun des fonds engagés sur cette campagne de financement participatif. Si vous avez déjà fait une précommande d’un processeur POWER8 via Crowd Supply, vous serez complètement remboursé. Si vous avez engagé des fonds sur un produit Talos™, vous n’avez pas été, et ne serez pas, débité.

Nous ne continuerons pas le développement des systèmes Talos™, cependant nous sommes disposés à licencier certaines parties de la technologie Talos™, comme FlexVer™, à d’autres fournisseurs. Nous restons très impliqués dans OpenPOWER et affirmons que la plate‐forme OpenPOWER reste le meilleur futur viable pour le développement de logiciels libres. Nous continuerons notre migration de x86 vers POWER8 et POWER9, et continuerons à contribuer des correctifs en retour à tous les projets logiciels libres qui nécessitent des modifications pour fonctionner correctement sur systèmes OpenPOWER.

Enfin, nous pourrions démarrer dans un futur proche une nouvelle plate‐forme basée sur OpenPOWER, hors financement participatif, à travers Raptor Computing Systems. Alors, restez à l’écoute ! »

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Conférences à Angers les 3 et 10 mars 2017 : surveillance étatique et résistance numérique

22 février, 2017 - 19:38

Deux conférences à Angers à l’Étincelle, 26 rue Maillé à Angers, coorganisées par le Hackerspace de l’Étincelle et la librairie Les Nuits Bleues :

  • le 3 mars 2017 : L’après Snowden : bilan sur la surveillance étatique, avec Kitetoa, journaliste du site reflets.info ;
  • le 10 mars 2017 : Hackers, au cœur de la résistance numérique, avec Amaelle Guiton.
L’après Snowden : bilan sur la surveillance étatique

Depuis les révélations d’Edward Snowden, nous savons qu’il est possible pour un gouvernement, celui des États‐Unis en l’occurrence, d’effectuer des écoutes massives de sa population.

Alors que le numérique prend une place de plus en plus importante dans nos vies, la question de la surveillance étatique devient cruciale. Nous utilisons toutes et tous notre ordinateur ou notre téléphone quotidiennement, mais peu d’entre nous se posent des questions sur ce que ces usages réguliers impliquent en termes de surveillance.

« La NSA est‐elle la seule à avoir ces capacités  », « Que fait la France ? » et « Quelles sont les conséquences de ces pratiques ? »
Kitetoa, journaliste du site reflets.info, nous permettra d’y voir plus clair en répondant aux questions que l’on peut se poser dans ce domaine.

Conférence le 3 mars à 18 h à l’Étincelle, 26 rue Maillé à Angers, coorganisée par le hackerspace de l’Étincelle et la librairie Les Nuits Bleues.

Hackers, au cœur de la résistance numérique

Communiquer, partager, s’informer librement : c’était l’utopie des pionniers et pionnières du Net. Quarante ans après ses premiers balbutiements, les gouvernements et les grands acteurs privés contrôlent toujours plus étroitement les échanges, rongent liberté d’expression et droit à la vie privée. Le Réseau est devenu une extension du domaine de la lutte politique.

Amaelle Guiton, nous parlera de celles et ceux qui, sous le masque Anonymous ou à découvert, sont les artisans d’un Internet libre. Elle nous emmènera au cœur de la résistance numérique, pour savoir ce que « hacker » veut dire.

Conférence le 10 mars à 20 h à l’Étincelle, 26 rue Maillé à Angers, coorganisée par le hackerspace de l’Étincelle et la librairie Les Nuits Bleues.

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Rolisteam v1.8 et ses nouveautés

21 février, 2017 - 17:00

L’équipe de Rolisteam est heureuse d’annoncer la sortie de la version 1.8 du logiciel de table virtuelle (pour la réalisation de parties de jeu de rôle). Pour rappel, le but de Rolisteam est de proposer une solution pour jouer à tout type de jeux de rôle. Il propose une série de fonctionnalités allant du partage d’image au lancement de dés.


Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés :

  • des plans vectoriels ;
  • la gestion des fiches de personnage ;
  • de nouveaux opérateurs pour le système de dés ;
  • et d’autres détaillées ci‐dessous.
Changelog Plans Vectoriels
  • nouveau système de plan ;
  • les éléments peuvent être ajoutés, déplacés, supprimés ;
  • les jetons personnages sont maintenant des images ;
  • il est possible d’ajouter des images sur le plan ;
  • gestion d’ensembles d’éléments ;
  • brouillard de guerre ;
  • vision du personnage ;
  • gestion de la parenté entre éléments ;
  • affichage de grille ;
  • zoom.
Fiche de personnage
  • gestion des fiches ;
  • éditeur de fiche (RCSE) ;
  • prise en charge des formules (type feuille de calcul) ;
  • lancer les dés depuis la fiche ;
  • plusieurs types de champs sur les fiches ;
  • rendu en QML ;
  • mise à jour des données via réseau ;
  • contrôle en écriture des données ;
  • les fiches peuvent être sur plusieurs pages ;
  • affichage de plusieurs pages en même temps.
Système de dés
  • composition de condition booléenne par les opérateurs ET, OU et OU exclusif ;
  • meilleure gestion des erreurs de syntaxe ;
  • l’opérateur Liste accepte des intervalles ou des probabilités ;
  • cacher le lancer ou lanceur : #2d6 ;
  • opérateur Fusion (m: merge) ;
  • opérateur filtre (f) ;
  • opérateur Si (i) ;
  • ajout du modulo dans les opérateurs supportés dans les « validateurs » ;
  • gestion des références vers des valeurs stockées dans la fiche de personnage ;
  • ajout de l’opérateur différent (!=) ;
  • la génération aléatoire utilise les nouvelles API du C++11 ;
  • meilleure génération du schéma de l’arbre de génération.
Général
  • états de personnage dynamique ;
  • alias de dés désactivables ;
  • signal de vie pour empêcher les déconnexions ;
  • un générateur de noms ;
  • un convertisseur d’unités.
Fenêtre de connexion

Gestion de plusieurs profils de connexion.

Gestionnaire de ressources
  • les ressources peuvent être assemblées dans des chapitres (dossiers) ;
  • gestion de l’état des ressources (Chargées, Ouvertes).
Résolution des bogues

contournement pour #42 : problème d’ajustement des grands plans ;
correction #41 : mélange entre les droits du maître de jeu et des joueurs ;
correction #28 : cacher les lancers de dés ;
correction #33 : déconnexion ;
correction #22 : portraits des personnages sur les plans ;
correction #3 : déplacement de zones de texte impossible sur les plans ;
correction #8 : ajouter des images sur les plans.

Traductions

Rolisteam est disponible dans les langues suivantes :

  • français ;
  • anglais ;
  • portugais ;
  • hongrois ;
  • allemand ;
  • roumain ;
  • espagnol ;
  • turc (partiellement) ;
  • néerlandais (partiellement).
RCSE — l’éditeur de fiche de personnage

Une des grandes nouveautés de cette version est la gestion des fiches de personnages. La majorité des concurrents de Rolisteam ont choisi d’utiliser du HTML pour afficher les fiches de personnages. Dans Rolisteam, c’est réalisé grâce au QML, le language de Qt.

Pour faciliter l’édition, un nouvel outil vient avec Rolisteam : RCSE.

  • RCSE Vide :
  • Code QML dans RCSE :

Le langage QML a été choisi pour plusieurs raisons :

  • défi technique de création d’un outil qui génère du code QML ;
  • le projet Rolisteam a pour vocation de permettre à ses auteurs une veille technologique sur Qt et le C++ ;
  • la différenciation avec les concurrents ;
  • la puissance du QML ouvrant des possibilités assez intéressantes : animation, 3D, multimédia…

Le plus grand défi a été de rendre accessible le QML aux utilisateurs. RCSE est un outil d’édition mais il a été pensé dans une optique d’offrir une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage du QML.

Bilan depuis la dernière version

En plus du développement, l’équipe de Rolisteam a donné des conférences lors d’événements rolistes, libristes ou techniques :

Les événements
  • Pas Sage En Seine, à Choisy‐le‐Roi en 2016 ;
  • QtCon, à Berlin en 2016 ;
  • Les machines au service du JDR, Utopiales, table ronde à Nantes en 2016.
Rolisteam en action

Il est également possible de voir Rolisteam en action dans une série de vidéos. Attention, il s’agit de parties complètes (environ 2 h 30 de vidéo).

Raspberry Pi 3

L’équipe de Rolisteam a acquis une Raspberry Pi 3. Le but est de déployer des services au profit de tout le monde. Cela permet de mettre en ligne différents bots (IRC, Discord, Twitter) et un service Web. Cela permet d’offrir la puissance du système de dés de Rolisteam sur différentes plates‐formes. Ce Raspberry recevra également le premier serveur Rolisteam dédié (sans interface graphique).

Partage de connaissance.

Une série de tutoriels est en cours de rédaction sur ces différentes activités. Ils sont et seront mis en ligne sur le blog de Renaud Guezennec.

Le futur

Une version 1.8.1 sortira pour régler l’ensemble des problèmes de jeunesse de la branche 1.8.

Pour la version 1.9, les prochains développements se concentreront sur un serveur séparé et un outil d’édition de notes à plusieurs. Bien sûr, l’amélioration des fonctionnalités présentes sera une priorité.

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Challenge de code « Ghost in the Cell » du 25/02 au 5/03 2017

21 février, 2017 - 11:36

La plate‐forme CodinGame vous invite à son prochain concours de programmation d’intelligence artificielle en ligne : Ghost in the Cell. L’événement se déroulera en ligne du samedi 25 février 2017 à 18 h (heure de Paris) au dimanche 5 mars à 20 h. La participation est gratuite et ouverte à tous.

Ghost in the Cell est un jeu de type multi‐joueur où les participants devront développer un bot capable de rivaliser avec d’autres bots de manière autonome. Pendant les huit jours du concours, il sera possible de modifier son code autant que souhaité pour améliorer sa stratégie (pas de limitations, pas d’obligations).

N. D. M. : Il est indiqué dans le règlement que
« Le Participant accepte de manière irrévocable que toutes les solutions qu’il soumet à la plate‐forme CodinGame lors du Concours soient publiées sous licence GPL v3, et qu’elles puissent être mises à disposition de quiconque par CodinGame dès la fin du concours. »

Vingt‐cinq langages sont disponibles sur la plate‐forme. De nombreux lots sont à gagner : un drone DJI Phantom 3, un Robot COZMO AI, un Raspberry Pi 3 Kit Starter, ainsi que des T-Shirt CodinGame (nouvelle collection :D).

Pour participer, deux choix s’offrent à vous :

  • soit pour la gloire, on programme avant tout pour le fun ;
  • soit pour avoir une chance d’être repéré par une des 17 entreprises partenaires de l’évènement.

Des CodingHubs (recontres techniques) sont mis en place pour permettre aux joueurs de se réunir, de coder et discuter ensemble autour du challenge. Ils sont organisés par des CodinGamers et se déroulent en général dans leur entreprise ou dans leur université.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2017

21 février, 2017 - 11:36

La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Silicon] Linus Torvalds remballe les discours sur l’innovation
Par Jacques Cheminat, le vendredi 17 février 2017. Extrait :

Connu pour son franc‐parler, le fondateur de Linux considère les discours sur l’innovation technologique comme des foutaises.

[Presse Citron] L’amélioration de notre économie passe avant tout par la quête de notre Souveraineté Numérique
Par Gaël Duval, le vendredi 17 février 2017. Extrait :

Comment reprendre la main sur notre indépendance technologique et numérique, et quels en sont les enjeux ?

Et aussi :

[Le Monde Informatique] La ville de Munich abandonne officiellement Linux pour Windows
Par Martin Bayer, le jeudi 16 février 2017. Extrait :

Le conseil municipal de Munich, en Bavière, a voté hier un retour à Windows sur les postes de travail de la ville. Depuis deux ans, des critiques s’élevaient sur l’utilisation de [GNU/]Linux et d’applications open source sur une grande partie du parc informatique municipal, alors que de nombreuses applications spécifiques utilisées par la ville fonctionnent sous Windows.

Et aussi :

[Centre Presse] Le FabLab, comment ça marche ?
Par Élisabeth Royez, le mercredi 15 février 2017. Extrait :

Le FabLab des Usines nouvelles, à Ligugé, est ouvert à tous les publics, des simples curieux aux professionnels, autour de l’impression 3D, les drones, l’informatique, l’électronique, le bricolage…

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Sortie de XWiki 9.0

20 février, 2017 - 21:34

XWiki, Wiki libre (LGPL) de seconde génération, lancé en France, a été publié en version 9.0 le 31 janvier. Au menu de cette version, des améliorations sur le nouvel éditeur WYSIWYG basé sur CKEditor apparu en version 8.2.

Cette version n’est pas encore considérée comme « stable ». L’équipe de XWiki conseille encore le déploiement en production de la version 8.4.4, qui dispose de nombreuses améliorations d’ergonomie de son interface ainsi que de l’éditeur WYSIWYG. Cependant, cette toute dernière version est disponible en téléchargement sur le site, pour toute personne souhaitant tester les dernières améliorations.

XWiki est utilisé par de nombreuses organisations en France et à l’international, dont la DCNS, l’INSEE, l’INRA, Meetic, DELL-EMC et dernièrement Amazon, qui a sponsorisé des développements sur les versions 7 et 8 de XWiki.

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Intégration de ownCloud avec OnlyOffice

19 février, 2017 - 02:02

Le 2 février 2017 est sortie l’application « OnlyOffice pour ownCloud » qui permet aux utilisateurs d’éditer des documents stockés sur ownCloud en utilisant les éditeurs de documents en ligne OnlyOffice.

Cette application « OnlyOffice pour ownCloud » est distribuée sous les termes de la licence GNU AGPL v3.

OnlyOffice Document Server est une suite bureautique en ligne permettant une excellente prise en charge des formats usuels issus de Microsoft Office. Sa version serveur offre une intégration avec un logiciel de gestion de la relation client (GRC ou CRM en anglais), des outils de travail collaboratif, de gestion et partage de documents, de gestion de projets et d’agrégateur de courriel.

Il existe une version entreprise, en mode logiciel en tant que service (SaaS), qui permet un accès « clef en main » et immédiat. Il existe aussi une version communautaire.

Enfin, une version en « application de bureau » est également distribuée, sous licence GNU AGPL v3.

Toutes proposent une prise en charge des formats DOCX, XLSX, PPTX, TXT et des exportations de ceux‐ci vers certains formats OpenDocument du consortium OASIS et vers certains formats OpenXML, mais aussi en EPUB, HTML et même RTF.

L’intégration d’OnlyOffice Document Server à OwnCloud se résume à :

Une fois l’application installée, une action supplémentaire Open in ONLYOFFICE sera ajoutée au menu.

À noter qu’OnlyOffice sera probablement disponible pour NextCloud prochainement.

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Agenda du Libre pour la semaine 8 de l’année 2017

19 février, 2017 - 00:33

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 41 événements (0 en Belgique, 38 en France, 3 au Québec et 0 en Suisse) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 8 de l'année 2017 [FR Villeurbanne] Lundi 3.0 - Design Graphique - Le lundi 20 février 2017 de 19h00 à 22h00.

NOUVELLE FORMULE DISPONIBLE !
La formule des Lundis 3.0 évolue : nouvelle disposition, nouveaux temps de rencontre et outils pour aider à la construction des projets. Venez l'essayer !
TYPO, LOGO, VECTO !

[FR Marseille] Réunion OpenStreetMap PACA + assemblée générale - Le lundi 20 février 2017 de 19h00 à 23h00.

Les contributeurs d'OpenStreetMap de la région PACA se réunissent le lundi 20 février 2017, à partir de 19h00
page du Wiki d'OpenStreetMap sur les réunions de Marseille
Pour ceux qui compteraient participer à la réunion et qui viennent pour la première fois, nous avons pour habitude que chacun(e) amène quelque chose à boire et/ou à grignoter.

[QC Montréal] (3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs, de niveau débutant - Le lundi 20 février 2017 de 18h20 à 21h00.

Accueil rencontre mensuelle :
(3L)-Logiciels Libres en liberté groupe d’utilisateurs de Logiciels Libres, de niveau débutant qui tiendra sa rencontre régulière mensuelle tout les 3ième lundi de chaque mois.
Amener vos portables et votre bonne humeur. Venez jaser sur les logiciels libres, Nous montrer vos découvertes, poser vos questions?

[FR Castelnau-le-Lez] Atelier de développement et programmation - Le mardi 21 février 2017 de 10h00 à 12h00.

Pour cette nouvelle saison, les ateliers Dev/Prog de Castelnau auront lieu chaque semaine le samedi matin, pour satisfaire aux attentes de toutes et tous.
Rendez-vous hebdomadaire, tous les samedis, salle 38 de la mjc (fermé pendant les vacances).
Cet atelier de développement est essentiellement axé sur les langages du Web : html, css (même si ce ne sont pas des langages à proprement parler) javascript et PHP, possibilité aussi d’utiliser Ajax, Jquery, Sqlite et MySql, mais il peut aussi aborder d’autres langages à la demande.

[FR Castelnau-le-Lez] Section GNU/Linux - Le mardi 21 février 2017 de 10h00 à 12h00.

L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à vous familiariser avec votre système GNU/Linux au quotidien. Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes et permet ainsi d’adapter l’acquisition de nouvelles compétences au rythme de chacun.
Vous pourrez y aborder plusieurs thèmes :
Présentation de Linux

[FR Privas] Expolibre - Du mardi 21 février 2017 à 12h00 au samedi 25 mars 2017 à 17h00.

Exposition de l'APRIL sur les logiciels libres.
Borne d'écoute de musique libre.
Entrée Libre. Tout Public.

[FR Montpellier] Ateliers Logiciels Libres - Inkscape - Le mardi 21 février 2017 de 17h00 à 19h00.

Utiliser GNU/Linux Découvrir un système d’exploitation basé sur Linux, libre et gratuit, et repartir avec une distribution Linux sur clé USB (à fournir : 2 Go et formatée), facile à installer et à utiliser pas à pas.
Dessiner avec Inkscape, logiciel libre, puissant et gratuit, qui permet de créer des dessins vectoriels. Vous pourrez ainsi dessiner avec aisance directement en mode numérique et donner corps à vos créations avec des formes, la duplication, la transparence, les transformations ou encore les dégradés et l’ajout de texte.
Shotcut est un logiciel libre de montage vidéo. Il offre des fonctionnalités d’édition avancée telles qu’une ligne du temps à plusieurs pistes et des transitions visuelles. Le logiciel offre aussi une large galerie de filtres vidéo et audio facile d’utilisation.

[FR Reims] Atelier Vie-Privée - Le mardi 21 février 2017 de 18h30 à 20h30.

De septembre 2016 à juin 2017, un Mardi soir par mois, l'association LoLiCA anime un «Atelier Vie-Privée».
Le but est d'expliquer de façon très accessible les problématiques autour de la Vie Privée dans notre monde numérique, et des solutions à apporter pour pouvoir la préserver.
Le mardi 21 février 2017 de 18h30 à 20h30

[FR Lyon] PostgreSQL, vue d'ensemble de la sauvegarde, de l'archivage et la réplication - Le mardi 21 février 2017 de 19h00 à 23h00.

Le fosdem m'a motivé à (re)faire une présentation, clin d'œil à gitlab.
Pour la neuvième rencontre du PLUG, le thème sera donc les différents choix de sauvegarde, l'importance de les tester, l'archivage, la réplication et la restauration dans le temps.

[FR Paris] Tuppervim #52 - Le mardi 21 février 2017 de 19h15 à 22h00.

Le tuppervim est un évènement mensuel organisé dans les locaux de Mozilla.
Il a lieu un mardi du mois (généralement le premier).
Le texte suivant a été honteusement copié du site http://tuppervim.org

[FR Nanterre] Portes ouvertes de l'Electrolab - Le mardi 21 février 2017 de 20h00 à 21h00.

Le mardi soir est le jour où nous invitons les nouveaux et les curieux à découvrir l'Electrolab de Nanterre lors d'une petite visite guidée.
Qui sommes nous ?
Laboratoire, makerspace, atelier, grand garage collectif, ces termes nous décrivent tous un peu sans toutefois parvenir à être exacts ou exhaustifs.

[FR Auch] Initiation à Linux - Le mercredi 22 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Cette découverte de Linux est proposée au Café associatif d'Auch, l'Abri des Possibles, tous les mercredi.

[FR Mauguio] Infolibres permanence - Le mercredi 22 février 2017 de 17h00 à 19h00.

Rendez-vous technique, salle de formation informatique de la médiathèque.
L’équipe de Montpel’libre vous propose une permanence de dépannages pour vous aider à apprivoiser votre système GNU/Linux au quotidien.
Le contenu de l’atelier s’adapte aux problèmes des personnes présentes.

[FR Peymeinade] Install-Party GNU/Linux - Le mercredi 22 février 2017 de 19h00 à 21h00.

Désormais tous les 4èmes Mercredi du mois, Clic Ordi et Linux Azur vous proposent une install-party ouverte à tous et gratuite.
Découvrez un monde rempli de Papillons, licornes, mais surtout de manchots !
Plus besoin de se soucier des virus et autres logiciels malveillants.

[FR Paris] Atelier SQL : Initiation au SQL avec MySQL - Le mercredi 22 février 2017 de 19h00 à 21h00.

A propose de SQL/MySQL
MySQL est un projet open source de base de données relationnelles le plus populaire et le plus installé au monde, notamment parce qu’il stocke les données de la plupart des applications web libres.
Pour plus d’informations, Server MySQL.

[FR Villeurbanne] Rencontre Python - Robotique - Le mercredi 22 février 2017 de 19h00 à 21h00.

Python est de plus en plus en train de s'imposer dans le milieu de la robotique. Nous verrons pourquoi cette montée en puissance et quels sont les avantages et inconvénients de l'utiliser plutôt que du C ou du C++. Nous verrons aussi des cas d'usages avec ROS (Robot Operating System) et le contrôle d'un robot via une api web.
Comme d'habitude, amenez ce que vous voulez partager à boire ou à manger.
Et comme d'habitude, comportez vous en accord avec la charte de l'AFPy !

[FR Toulouse] Rencontre Logiciels Libres - Le mercredi 22 février 2017 de 19h30 à 22h30.

L'association Toulibre organise une rencontre autour des Logiciels Libres le mercredi 22 février 2017, de 19h30 à 22h30 au Centre Culturel Bellegarde, 17 rue Bellegarde à Toulouse.
Pendant toute la soirée, venez poser vos questions au sujet du Logiciel Libre et trouver de l'aide pour installer ou utiliser des Logiciels Libres sur votre ordinateur.
Pour cela, vous pouvez si besoin apporter votre ordinateur, un accès Internet est disponible sur place.

[FR Cappel] Ateliers Arduino - Le mercredi 22 février 2017 de 20h00 à 22h00.

La carte Arduino est une carte électronique programmable, qui permet de créer des objets interactifs autonomes.
L'association En Un CLIC de Cappel vous propose des ateliers pour découvrir cette carte et apprendre à vous en servir.
Il n'y a pas besoin de connaissance particulière, les ateliers sont adaptés aux débutants.

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 22 février 2017 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

[QC Montréal] Atelier pratique du débutant: de Logiciels libress en liberté - Le mercredi 22 février 2017 de 13h30 à 16h00.

L’ATELIER PRATIQUE DU DÉBUTANT est organisé pour répondre aux INTERROGATIONS d’un ou/des PARTICIPANTS de niveaux débutants! Matériel requis pour la rencontre : VOTRE PORTABLE ET UNE CLÉ USB DE 16 GO.
Amener vos portables et votre bonne humeur. Venez jaser sur les logiciels libres, Nous montrer vos découvertes, poser vos questions?

[FR Paris] Silex Labs #apéropensource #36 - Le jeudi 23 février 2017 de 19h00 à 22h00.

Les apéros de Silex Labs
Evènement incontournable de Silex Labs, le traditionnel apéro est de retour, comme chaque mois, le dernier jeudi du mois.
L'apéro de ce mois-ci

[FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 23 février 2017 de 19h00 à 22h00.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[FR Paris] Rencontres des contributeurs OpenStreetMap - Le jeudi 23 février 2017 de 19h30 à 22h30.

Le groupe local d'OpenStreetMap (Paris et IdF) se réunit les derniers jeudis de chaque mois.
Ce mois-ci, c'est à La Paillasse.
Amenez votre ordinateur, le courant et Internet sont fournis. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a un coin cuisine avec un four pour faire cuire les pizzas, du WIFI, de la place pour tout le monde … le lieu est vraiment cool.

[QC Québec] Données personnelles, entre anonymisation et surveillance - Le jeudi 23 février 2017 de 19h00 à 20h30.

À l’ère des données massives – ou Big Data – les questions liées à la protection de la vie privée et à la sécurité des données prennent de plus en plus l’avant-place. Comment procède-t-on, d’un point de vue informatique, pour rendre anonyme des données privées? Et de quelle manière peut-on faire le processus inverse – et ainsi retracer l’origine privée de ces données anonymisées? Et quelles sont les évolutions en matière de surveillance, en lien notamment avec les métadonnées qui accompagnent nos échanges sur le Web?
Spécialiste en données massives, le professeur Richard Khoury offrira un éclairage sur ces éléments, question de prendre conscience des défis et enjeux rattachées aux questions liées à la vie privée et à sa protection aujourd’hui et demain.
Conférencier : Richard Khoury, professeur au Département d’informatique et de génie logiciel, Université Laval

[FR Lyon] Wiki-Pride: edit-a-thon histoire LGBT - Du vendredi 24 février 2017 à 13h00 au samedi 25 février 2017 à 18h00.

Participez à un marathon d'écriture de deux jours et partager des connaissances liées à l'histoire des minorités sexuelles sur Wikipédia.
Site web parmi les plus visités au monde, Wikipédia est un lieu d’expérimentation politique et culturelle devenu incontournable.
La question de la visibilité des minorités sexuelles sur cette encyclopédie collaborative est particulièrement importante à l’heure où la transmission d’une mémoire lesbienne, gay, bie et trans pose question au sein des communautés.

[FR Perpignan] Atelier debrouille reseau - Le vendredi 24 février 2017 de 14h00 à 16h00.

Le hackerspace de Perpignan, le Alicelab propose, au 29 place du Puig à Perpignan, un atelier réseau orienté pratique avec les outils de diagnostique de type tcpdump.
Des outils de scan de type hping, nmap et l'outil netcat, le couteau suisse des connexions réseaux.
La participation à cette session de formation est libre ; elle est ouverte aux membres du hackerspace, et aussi aux personnes de l'extérieur intéressées.

[FR Montpellier] Permanence « Les logiciels libres, parlons-en ! » - Le vendredi 24 février 2017 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 25 février 2017 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[FR St Raphael] Linux Party - Le samedi 25 février 2017 de 09h30 à 12h00.

L’Association Linux maintient son rendez-vous mensuel et vous invite à rejoindre sa communauté afin de tester le système Linux et quelques logiciels Libres.
Venez échanger sur la philosophie du Libre et repartir gratuitement avec le système LINUX et quelques logiciels installés sur votre ordinateur portable.
C'est convivial et sans virus (entre autres avantages…

[FR La Riche] Ubuntu Party - Le samedi 25 février 2017 de 10h00 à 18h00.

Tout au long de la journée de 10h à 18h
Les stands des associations Ubuntu-fr, Mozilla Firefox, La quadrature du net, l’APRIL, La ruche aux savoirs, le Fun Lab de Tours, l’Adeti et découverte d’Ubuntu sur des ordinateurs en libre accès / salle polyvalente. Installation Ubuntu (fin : 17h00) - Installation des distributions ubuntu Unity et Mate / salle équateur Jeux à destination des plus jeunes, distribution Edubuntu / salle Eclair ludothèque
Aussi des ateliers: « Traitement de l’image sous ubuntu », « Modélisation 3D avec Blender », « Carte mondiale libre OpenStreetMap, une alternative à Google Maps », « Découverte du Raspery Pi et de l’Arduino (domotique, robotique…) »

[FR Toulouse] Atelier python - Le samedi 25 février 2017 de 10h00 à 17h00.

Pour 2016-2017, nous vous proposons 3 ateliers avec un sujet commun : créer un logiciel en python avec interface graphique. La partie interface graphique sera développée en Qml, avec le Ubuntu SDK.
Ce sujet permettra de découvrir :
python

[FR Clapiers] Construisez la carte culturelle OSM - Le samedi 25 février 2017 de 10h00 à 14h00.

Venez construire la carte culturelle de Clapiers. Vous souhaitez accomplir un acte citoyen pour votre commune et participer à une collecte participative, pour cela, il vous suffit de venir contribuer à la Cartopartie de Clapiers et son patrimoine culturel.
La Municipalité, en partenariat avec la Médiathèque Albert Camus et dans le cadre du mois du libre, organise une journée de repérage de tous les éléments patrimoniaux présents sur le territoire communal. Cette reconnaissance sur le terrain est ouverte à tous, jeunes et moins jeunes, associations et familles, par équipe, à pied, en vélo ou en roller. Les données, relevées avec le soutien logistique des animateurs multimédia, permettront la réalisation numérique d’une carte culturelle du territoire.
Après traitement, ces informations seront ensuite accessibles à tous sur le site Internet de la commune et celui d’OpenStreetMap.

[FR Toulouse] Atelier infographie 2D Gimp et Inkscape - Le samedi 25 février 2017 de 11h00 à 17h00.

ATELIER INFOGRAPHIE 2D & PARTAGE DES SAVOIRS
Utilisons les logiciels libres pour dessiner et créer des visuels à imprimer (affiches, flyers, cartes de visites, …) et pour le web … Échangeons nos connaissances et nos savoirs-faire.
Le prochain atelier d'infographie portera sur Gimp et Inkscape. Orienté pour les débutants et curieux.

[FR Vincennes] 7e Journée du libre, hack, make - Le samedi 25 février 2017 de 11h00 à 18h00.

La ville de Vincennes accueille sa septième Journée du Libre (JdL).
Cet événement est destiné au grand public, l'entrée en est libre et gratuite.
présentation et aide à l'installation de systèmes libres GNU/Linux (install party)

[FR Ramonville Saint Agne] Atelier web: les squelettes sous SPIP - Le samedi 25 février 2017 de 14h00 à 18h00.

Comment modifier le squelette des articles, rubriques, etc. pour changer l’aspect et les fonctionnalités présentes dans les pages d'un site web réalisé avec le CMS spip.
Le prérequis est d'avoir déjà travaillé avec SPIP, au moins pour rentrer du contenu. Séances GRATUITES mais INSCRIPTION OBLIGATOIRE en envoyant un courriel à picca@le-pic.org
Merci de préciser lors de l'inscription si vous pouvez venir avec votre machine (équipée d'une carte réseau filaire ou wifi et… en état de marche) ou si vous souhaitez que nous vous en prêtions une.

[FR Ivry sur Seine] Cours de l'Ecole du Logiciel Libre - Le samedi 25 février 2017 de 14h00 à 18h00.

Présentation de l'E2L
Quel est le rôle de l'école du logiciel libre ?
Tout d'abord, ce n'est pas une école comme les autres. Elle n'a pas d'établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d'étudiant, ni de diplôme de fin d'année.

[FR Rouen] Journée Mensuelle du Logiciel Libre - Le samedi 25 février 2017 de 14h00 à 18h00.

Le samedi 25 Février 2017, nous organisons notre Journée Mensuelle du Logiciel Libre à la Maison St Sever à Rouen (Centre Commercial St Sever, 10-12 rue Saint-Julien 76100 Rouen) de 14h00 à 18h00. Rouen, Normandie.
On fera connaissance avec la toute dernière version de openSUSE, la openSUSE Leap 42.2, Gnome 3.16.2, LibreOffice et beaucoup d’autres distributions Linux. Nous fêterons l'arrivée de la SUSE Linux Enterprise 12 SP2 qui comme vous le savez est la pièce maitresse de Leap 42.2 et qui est maintenue par des ingénieurs SUSE.
Nous distribuerons gracieusement des DVDs openSUSE 64 Bits à nos visiteurs dans la limite du stock disponible.

[FR Marseille] Install Party GNU/Linux - Le samedi 25 février 2017 de 14h00 à 19h00.

L’association CercLL (CercLL d’Entraide et Réseau Coopératif autour des Logiciels Libres) vous invite à une install party GNU/Linux, le samedi 25 février 2017 de 14h00 à 19h00, dans la salle du Foyer du Peuple 50 rue Brandis 13005 Marseille.
Vous avez envie de découvrir un système d’exploitation libre, simple d’utilisation, stable, rapide et sécurisé. Une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur.
Vous vous sentez une affection naissante pour le Gnou et le Manchot, les mascottes de GNU/ Linux.

[FR Schiltigheim] Install Party - Hasta la VISTA baby ! - Le samedi 25 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Windows Vista arrive en fin de vie. Le 11 avril 2017, plus aucune mise à jour de sécurité ne sera proposée par Microsoft pour ce système, donc si une erreur est découverte dans le système celle-ci ne sera tout simplement pas corrigée.
Mais attention aux raccourcis ! Système obsolète est différent d’ordinateur à racheter !
Votre machine reste fonctionnelle et peut être réinstallée avec un nouveau système de votre choix qui vous permettra de continuer à utiliser votre matériel.

[FR Rungis] Conférence sur l'hygiène numérique - Le samedi 25 février 2017 de 17h00 à 19h00.

De même que nos parents nous ont appris à nous laver les mains avant de passer à table (car sinon on l'apprend à nos dépend), découvrons ensemble des règles de base d'hygiène numérique, afin d'éviter des "gastros informatiques"?

Venez découvrir quels sont les dangers d'Internet et comment vous en protéger de façon simple via ces règles d'hygiène numérique:
qu'est ce qu'un coffre-fort numérique,

[FR Gardanne] Les ateliers du libre : Impress - Le dimanche 26 février 2017 de 14h00 à 15h30.

Venez vous initier au diaporama grâce à Libreoffice Impress.
Atelier gratuit, réservé aux abonnés de la médiathèque.
Venez nombreux.

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18ᵉˢ Journées du logiciel libre (JDLL)

17 février, 2017 - 00:41

Coup de chance et coup de cœur pour l’édition 2017 des JDLL : nous avons le plaisir de vous annoncer que nous rallongeons la période de réception des propositions. Cette année les JDLL investissent de nouveaux espaces qui permettent d’accueillir plus de visiteurs et de diversifier les interventions.
Pour profiter de cette occasion et séduits par les propositions déjà reçues, nous faisons appel à vous pour agrémenter le programme avec vos projets.

Le formulaire de propositions reste ouvert et à la disposition de vos idées jusqu’au 3 mars 2017.
Participer aux JDLL, c’est facile, ouvert à tous et c’est ici.

Thèmes 2017

Pour ces 18es JDLL, nous vous proposons de nous faire découvrir et partager vos plaisirs et petits bonheurs numériques autour du thème « société (dé)connectée, les dessous de la transparence… » :

  • objets connectés : logiciels machines humains, quand la technologie s’emmêle ;
  • politique : la démocratie au défi des algorithmes, quand la transparence rime avec sécurité ;
  • convivialité : (re)création, (rêve)olution, construire et ouvrir, du code et des communautés ;
  • pédagogie : la société sans dessus dessous : chiffrement, formatage, matériel ou Big data, que se cache‐t‐il derrière les mots barbares ?

N’oublions pas que certains de nos visiteurs sont des enfants, futurs citoyens de demain à deux pieds, qui seront ravis de vous voir et de vous entendre. Tous ces thèmes les concernent aussi ! Notre pôle Gones est prêt à vous accueillir, n’hésitez donc pas à élargir vos interventions et publics !

Participation : mode d’emploi

Profitez de cet événement pour découvrir et échanger avec les nombreux participants. L’année précédente, grâce à vous, les JDLL ont accueilli plus de 2 000 personnes sur les deux journées. Intéressés pour nous aider à réitérer l’exploit ?

Les JDLL reçoivent des publics variés, n’hésitez pas à faire des propositions pour les enfants, les adultes, les seniors, les associations, les entreprises, les collectivités territoriales, les novices comme les experts (et les licornes). Nous vous proposons plusieurs types de contributions :

  • stand au sein du village associatif ;
  • conférence de 20 ou 40 minutes suivie d’un échange (débats, tables rondes) ;
  • atelier de 45 minutes ou 1 h 15 ;
  • démonstrations et présentations (logiciels, projets libres…) ;
  • activité pour enfants à partir de sept ans au Pôle Gones ;
  • do it yourself : animation‐atelier au pôle (création, réparation, recyclage, bricolage…) ;
  • install party : contribution à l’espace ;
  • autres formats pour ceux qui ont de nouvelles idées à expérimenter !

Vous pouvez combiner plusieurs types de contributions, n’hésitez pas à être nombreux pour assurer la présence de votre collectif sur toutes les activités (par exemple, une démo, une conférence suivie d’un atelier et un stand). Faites une proposition.

Les propositions sont à envoyer jusqu’au 3 mars2017.

Partage et informations complémentaires

Et, bien sûr, n’hésitez pas à partager cet appel auprès de vos canaux respectifs, les outils de communication (bannières, logos…) sont à votre disposition pour participer à la promotion de l’événement : http://www.jdll.org/medias-2017/. Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site des Journées du logiciel libre.

N’oubliez pas que nous sommes disponibles pour toute question : jdll _chez_ jdll _point_ org.

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Revue de presse de l'April pour la semaine 6 de l'année 2017

13 février, 2017 - 22:58

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Génération-NT] L'utilisation des logiciels open source encouragée dans les services publics

Par Christopher Potter, le dimanche 12 février 2017. Extrait:

Jusqu’à présent, les collectivités et les administrations françaises utilisaient en grande majorité des outils Microsoft, notamment Office et Sharepoint. Aujourd’hui, dans un souci d’économie et d’efficacité, elles sont sont invitées à passer à l’open source.

Lien vers l'article original: http://www.generation-nt.com/logiciels-open-source-services-publics-actualite-1939112.html

[NewZilla.net] Munich abandonne l’open-source

Par Philippe Crouzillacq, le dimanche 12 février 2017. Extrait:

La capitale de la Bavière devrait décider la semaine prochaine d’abandonner les solutions logiciels en open-source déployées depuis 2004 auprès de ses 15 000 collaborateurs et de repasser sous Windows 10, au plus tard en 2021.

Lien vers l'article original: https://www.newzilla.net/2017/02/15/munich-abandonne-lopen-source/

[ZDNet France] L'April a 20 ans, et toutes ses dents pour défendre le logiciel libre

Par Thierry Noisette, le dimanche 12 février 2017. Extrait:

L'association libriste (4.090 adhérents, dont près de 400 personnes morales) fait le point avec nous à l'occasion de ses 20 ans: interview de Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-libre/l-april-a-20-ans-et-toutes-ses-dents-pour-defendre-le-logiciel-libre-39848430.htm

[RTBF Info] Bilan de santé: internet est malade et son avenir compromis

Par Jean-Claude Verset, le mardi 7 février 2017. Extrait:

Il parait qu’internet va mal. De mauvaises langues prétendent même qu’il va mourir. Réalité, jalousie, stratégie ou simple crise d’internet bashing? C’est Mozilla qui lance le débat en publiant cette sorte de bulletin de santé de la situation d'internet.

Lien vers l'article original: http://www.rtbf.be/info/medias/detail_bilan-de-sante-internet-est-malade-et-son-avenir-compromis?id=9523958

[Journal du Net] L'évolution du modèle des logiciels libres, source d'inspiration pour la stratégie IT de l'entreprise

Par Romain Le Merlus, le mardi 7 décembre 2017. Extrait:

Des tout premiers ordinateurs livrés avec leurs sources à la révolution numérique portée par le cloud, la puissance d’innovation du logiciel libre a toujours été l’un des terreaux les plus fertiles pour la mise en œuvre de stratégies IT innovantes et pertinentes.

Lien vers l'article original: http://www.journaldunet.com/solutions/expert/66315/l-evolution-du-modele-des-logiciels-libres--source-d-inspiration-pour-la-strategie-it-de-l-entreprise.shtml

[Libération] Logiciel libre: à la conquête du grand public

Par Amaelle Guiton, le lundi 6 février 2017. Extrait:

Comme chaque année depuis 2000, les «libristes» se sont retrouvés ce week-end à Bruxelles. Même si des géants comme Microsoft ou Google s’y sont partiellement convertis, beaucoup reste à faire pour sortir de leur logique purement commerciale.

Lien vers l'article original: http://www.liberation.fr/futurs/2017/02/06/logiciel-libre-a-la-conquete-du-grand-public_1546749

Et aussi:

[Blog de Mr Favier sur Mediapart] Continuons à Dégoogliser Internet avec Framasoft

Par Jean-Pierre Favier, le lundi 6 février 2017. Extrait:

En 2014, l'association Framasoft a lancé une initiative planifiée sur trois ans pour Dégoogliser Internet: proposer une trentaine d’alternatives «Libres, Éthiques, Décentralisées et Solidaires» aux services des multinationales GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Certains candidats à la présidentielle ont intégré cette thématique dans leur projet et parlent de logiciels libres.

Lien vers l'article original: https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-favier/blog/060217/continuons-degoogliser-internet-avec-framasoft

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Sortie de LibreOffice 5.3

13 février, 2017 - 21:28

LibreOffice, la suite bureautique libre et interopérable, a été publiée en version 5.3 le 1er février 2017. Au menu de cette version, une mise en page unifiée sur les différentes plates‐formes prises en charge, un nouvel outil de style pour les tableaux dans Writer, la première version source de LibreOffice Online et un changement majeur pour l’avenir de l’interface.

Cette version n’est pas encore considérée comme stable et la Document Foundation conseille encore le déploiement de la série 5.2 dans les institutions et entreprises. Cependant, cette toute dernière mouture est disponible en téléchargement sur le site, pour toute personne souhaitant tester les dernières améliorations.

Sommaire Principaux changements Notebookbar et Muffin

Un changement majeur de cette version est l’apparition de la fonctionnalité expérimentale Notebookbar. Cette fonctionnalité permet d’adapter l’interface à ses goûts et habitudes en proposant plusieurs dispositions de la barre de menu et d’outils. Les dispositions disponibles sont les suivantes :

  • disposition en onglets ;
  • disposition contextuelle simple ;
  • disposition contextuelle groupée.

La disposition par onglets est très similaire au ruban de la suite Microsoft Office :

Bien évidemment, la vue en menus « à l’ancienne » est toujours disponible et reste celle par défaut. Cette nouvelle barre n’élimine pas non plus le volet latéral très intéressant, déjà présent dans LibreOffice.

Il est à noter que le nom Notebookbar n’est pas définitif pour la version française et une traduction sera proposée dans les versions à venir (si tout ce passe bien pour la version 5.3.1).

Muffin

Cette Notebookbar est le fruit d’un travail visant à proposer une interface adaptée aux besoins des utilisateurs et vient compléter les possibilités déjà présentes. Notamment, The Document Foundation a annoncé Muffin, le nouveau concept d’interface pour LibreOffice dans lequel ce changement s’inscrit. Le blog design revient notamment sur les choix et justifications derrière ces évolutions.

Muffin est un acronyme qui signifie MUser Friendly & Flexible INterface et a été élaboré en prenant en compte les retours d’utilisateurs dans trois domaines principaux :

  1. My : les utilisateurs ont demandé à pouvoir configurer l’interface selon leurs besoins propres ;
  2. User Friendly : les utilisateurs ont exprimé un intérêt pour une interface modulaire où ils peuvent choisir le niveau de convivialité, plutôt qu’une unique interface non personnalisable ;
  3. Flexible : la diversité des plates‐formes sur lesquelles sont installés des LibreOffice, notamment en termes de taille et résolution d’écran, a poussé la demande de pouvoir adapter l’interface à chacune de ces plates‐formes.

Il faut activer les fonctionnalités expérimentales dans les préférences afin de profiter de la nouvelle Notebookbar. Pour ce faire, vous pouvez vous rendre dans le menu Outils > Options > Avancé et cocher la case Activer les fonctions expérimentales.

Une fois les fonctionnalités expérimentales activées, vous pouvez activer la Notebookbar en vous rendant dans le menu Affichage > Disposition des barres d’outils > Notebookbar.
Les trois dispositions de la Notebookbar peuvent être choisies dans le menu Affichage > Notebookbar (Contextuel groupé, Contextuel compact ou Onglets, l’option par défaut).
À noter que, par défaut, le menu n’est pas affiché lorsque la disposition par onglets est choisie. Vous pouvez changer cela en cliquant sur l’icône LibreOffice à gauche des onglets et en choisissant Barre de menus dans la liste déroulée.

Et si je veux ma propre Notebookbar ?

La nouvelle disposition peut ne pas être à votre goût, ou manquer de la fonctionnalité qui est primordiale pour vous. Si vous n’avez pas peur de mettre les mains dans le cambouis, il est possible de créer votre propre Notebookbar.

Celles‐ci sont décrites dans des fichiers .ui qui sont du XML et peuvent être édités avec Glade. Une fois les composants spécifiques à LibreOffice importés, vous pouvez soit modifier les dispositions par défaut, soit créer la vôtre de zéro, afin d’avoir la barre de vos rêves.

Signature de documents PDF

Très intéressante aussi est la nouvelle possibilité de signer et vérifier la signature de fichiers PDF existants. Jusqu’à maintenant, la possibilité de signer un fichier PDF n’était disponible que lors d’une exportation de fichier ODF vers PDF.

Le menu Fichier a été étendu pour ajouter cette possibilité :

Le fichier PDF est ouvert en lecture et un nouveau bouton permet de le signer. Le processus de signature est ensuite le même que celui existant pour les autres formats prenant en charge la signature dans LibreOffice :

Mise en page

Du côté du rendu de mise en page, d’intéressantes améliorations sont aussi à noter, notamment :

  • l’utilisation du moteur de rendu de polices Harfbuzz sur toutes les plates‐formes permet une prise en charge des polices OpenType et de leurs fonctionnalités par défaut pour toutes les langues ;
  • l’ajout de la prise en charge du moteur de rendu de smart font Graphite sur Mac OS rend son utilisation disponible sur toutes les plates‐formes ;
  • toute la mise en page passe par Harfbuzz, ce qui permet de supprimer la distinction entre mise en page simple et complexe, et d’unifier sa gestion ;
  • l’amélioration du calcul d’interligne, afin de le rendre plus cohérent entre les différentes plates‐formes ;
  • plus de détails peuvent être trouvés dans la note de version.
Nouvelle palette de couleurs

LibreOffice 5.3 amène une révision complète des palettes de couleur.

D’abord, la liste des couleurs récemment utilisées est désormais pleinement fonctionnelle.

Ensuite, une palette personnalisée a été créée pour pouvoir ajouter directement des couleurs depuis la sélection des palettes sans avoir à passer par le menu Préférences > Options > Couleurs. Comme ce menu est supprimé, les utilisateurs experts qui souhaitent modifier les palettes prédéfinies doivent donc directement modifier les fichiers .soc se trouvant dans <libreoffice>/share/palette.

Enfin, la liste des palettes prédéfinies a été entièrement revue : les palettes gallerie, web, cmyk et scribus sont supprimées, car elles n’étaient pas standards, plutôt arbitraires, et parce que leur nom n’était pas adapté. Celles nommées tango et html sont conservées et ont reçu des mises à jour mineures sur les noms des couleurs et leur ordre.

La palette standard est également conservée et a été rafraîchie : la première ligne contient douze tonalités de gris et est suivie par une ligne contenant les douze couleurs fondamentales du disque chromatique TSV. Les lignes suivantes sont des variations de ces douze couleurs sur la saturation et la luminosité.

De nouvelles palettes font leur entrée avec cette version :

  • breeze, pour suivre les recommandations pour interfaces graphiques KDE ;
  • tonal, dont le but est de fournir des couleurs avec les mêmes luminosité et contraste, mais avec une variation de saturation ;
  • freecolour-hlc, créée sur le modèle CIE LAB, propose des couleurs utilisables à travers différents types de médias (écrans, impressions…). En effet, la palette contient des couleurs définies pour les écrans (modèle RVB) et qui peuvent être reproduites en impression (modèle CMJN).

Dernière nouvelle intéressante autour des palettes : il est possible dorénavant de partager ses palettes de couleurs préférées via des extensions LibreOffice !

Styles de tableaux dans Writer

Avant LibreOffice 5.3, il n’existait pas de styles de tableaux à proprement parler dans Writer. Il était possible d’appliquer un formatage à des tableaux existants mais celui‐ci devait être manuellement mis à jour après des modifications (notamment lors d’ajouts et suppressions de lignes). Cette fonctionnalité qui manquait est désormais présente et vous permet de définir le style d’un tableau qui sera automatiquement mis à jour lors des modifications.

Il est possible de choisir un style parmi ceux existants, afin de l’affecter à vos tableaux ou d’en créer de nouveaux. Ces styles peuvent hériter les uns des autres, vous pouvez ainsi créer un style qui est une modification d’un autre style et ne modifier que les parties que vous souhaitez, tout en gardant les propriétés du style parents pour le reste (par exemple, si vous ne souhaitez que changer la couleur de fond des en‐têtes).

La gestion et le choix des styles peut se faire via le volet latéral qui s’est vu ajouter les tableaux dans l’entrée Styles et formatage :

Nouvelle fonction médiane pour les tableaux croisés dynamiques

La palette des fonctions d’agrégation disponibles dans les tableaux croisés dynamiques accueille une petite nouvelle : la fonction médiane. Cette fonction est utile lorsque l’on extrait des informations de variables ordinales :

Sélecteur de modèles de présentation dans Impress

Vous avez désormais la possibilité de choisir votre modèle de présentation au démarrage d’Impress.

Les modèles existants ont reçu diverses améliorations et deux petits nouveaux font leur apparition : Vivid et Pencil.

Volet latéral

Le volet latéral a aussi reçu plusieurs améliorations dans cette version. Il se voit notamment augmenté d’une entrée Page dans Writer permettant de manipuler les propriétés et styles de pages :

Une option Aperçu des styles fait son apparition dans l’entrée Styles et formatage. Cette option existait déjà mais n’était pas accessible facilement via le volet latéral. Lorsqu’elle est activée, cette option permet de visualiser le rendu du style sur l’entrée de style :

Sous le capot Statistiques

Comme à son habitude, Michael Meeks a publié d’intéressantes statistiques reflétant le travail effectué sur cette version. Ainsi, LibreOffice 5.3 est le résultat de 9 750 modifications (commits) affectant plus de 26 000 fichiers et environ 1 700 000 lignes de codes ajoutées.

Commentaires en allemand

Le nombre de commentaires en allemand stagne depuis quelques versions autour de 3 700 lignes détectées. La courbe d’évolution semble atteindre une asymptote et il ne manque plus qu’un dernier coup de collier pour supprimer le dernier commentaire. Amis germanophones, n’hésitez pas à contribuer !

Tests unitaires

Le nombre de tests unitaires a encore augmenté dans cette version, notamment dans deux domaines :

  • environ 280 feuilles de tests unitaires très organisées ont été ajoutées pour chaque fonction de Calc et quelques cas tordus ;
  • de nombreux jeux de tests unitaires pour le vieux Parser et le nouveau XFastParser ont été ajoutés, afin de jeter les bases pour l’adoption incrémentale de XFastParser dans LibreOffice 5.4.
Qualité de code

Pas mal de travail a été effectué sur la qualité du code de LibreOffice, notamment :

  • Coverity scan : les résultats de Coverity continuent d’être excellents, cependant la mise à jour vers une nouvelle version de Coverity a fait apparaître 400 nouveaux avertissements juste avant la sortie de LibreOffice 5.3 ;
  • cppcheck : pas loin de 40 nettoyages de code ont été effectués dans cette version permettant d’améliorer le dernier rapport cppcheck ;
  • Enum scoping : 180 commits ont permis d’unifier et de limiter la portée des enum de manière cohérente ;
  • unique_ptr : de nombreux nettoyages de code ont aussi permis de passer du modèle pImpl vers la version plus sûre du modèle unique_ptr ;
  • cette version apporte aussi de nombreuses conversions depuis des types entiers maison vers les types standards ;
  • Google Fuzz : LibreOffice est désormais intégré dans le projet Google ossfuzz ;
  • Clang plugins : environ 200 commits dans le répertoire compilerplugins ont ajouté de nombreux greffons clang permettant de détecter et nettoyer de nombreux cas tordus. Ces ajouts sont représentent environ 800 commits dans core pour corriger des problèmes détectés automatiquement. Les greffons qui ont généré le plus de commits sont :
    • passstuffbyref,
    • expandablemethods,
    • singlevalfields,
    • stringconstant,
    • countusersofdefaultparams,
    • staticmethods,
    • redundantcast,
    • cppunitassertequals,
    • constantparam,
    • unusedmethods ;
  • un script nommé check-elf-dynamic-objects a été implémenté, afin de s’assurer que des dépendances inattendues et inutiles ne soient ajoutées dans les constructions (builds) release et bibisect ;
  • Address & Undefined Behavior Sanitizers : plus de 60 commits référencent ASan et UBSan, permettant de détecter plus rapidement les désagréables erreurs de mémoire ;
  • Crash testing : le corpus d’environ 100 000 documents et qui ne cesse de grossir permet de maintenir le nombre de crashes autour de zéro.
Tests de l’interface

LibreOffice 5.3 se voit aussi doté d’un tout nouvel outil de test d’interface. Si vous êtes intéressés par l’élaboration de tels tests, sachez qu’il existe deux tutoriels pour vous guider dans cette tâche.

Accélération matérielle

De nombreuses corrections et améliorations des performances ont fait leur entrée dans LibreOffice 5.3 et une bonne partie d’entre elles a été rétro‐portée pour LibreOffice 5.2. Des gardes autour des blocs OpenGL étaient déjà utilisées afin de confiner les pilotes bogués et instables dans ces blocs et désactiver OpenGL. Ce même mécanisme a été utilisé pour les blocs OpenCL dans LibreOffice 5.3.

Le backend VCL / OpenGL a reçu de nombreuses améliorations de performances, incluant le rendu de pixels, lignes, rectangles et polygones par lot, et le rendu de textures différé. Ces améliorations permettent de demander plus de travail au processeur graphique en une seule fois.

Autour de LibreOffice LibreOffice Online

Cette version de LibreOffice correspond aussi à la première version source de LibreOffice Online. Pour rappel, LibreOffice Online est une version navigateur et coopérative de l’interface qui utilise le même moteur que LibreOffice, afin de garantir un rendu aussi proche que possible de la version « lourde ». La version 2.0 de Collabora, sortie en novembre 2016, a permis de remonter dans le code de LibreOffice de nombreuses améliorations pour que LibreOffice Online puisse sortir dans cette version 5.3.

Nouveau site d’extensions et modèles

Source :

Contribuer

Si vous souhaitez contribuer à LibreOffice, plusieurs compétences sont recherchées. Comme mentionné ci‐dessus, il reste encore quelques milliers de commentaires à traduire de l’allemand vers l’anglais. LibreOffice propose aussi une liste de modifications simples à effectuer pour entrer dans le code et propose des instructions pour mettre en place l’environnement de développement.

Bien sûr, vous pouvez aussi remonter des problèmes rencontrés lors de l’utilisation des pré‐versions, afin de rendre les versions de LibreOffice les meilleures possibles.

Grâce au nouveau modèle d’interfaces graphiques, vous pouvez aussi corriger les problèmes des nouveaux menus sans avoir besoin de toucher au code de LibreOffice, comme nous l’avons vu plus haut.

Une autre façon de contribuer au projet est de participer à la traduction de LibreOffice (interface utilisateur et aide), via l’instance Pootle. Des volontaires sont aussi recherchés pour participer à la rédaction de la documentation et à sa traduction.

Bug Hunting Sessions

Si vous souhaitez aider les prochaines versions en testant les bêtas un peu en avance, des Bug Hunting Sessions sont organisées peu de temps avant les sorties. Durant ces sessions de chasse au bogues, vous aurez l’occasion de remonter tous les problèmes que vous pourrez trouver, permettant ainsi d’apporter de précieuses validations avant une nouvelle version.

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Leed, en route pour la version 1.8

12 février, 2017 - 09:15

Après une hibernation de plus d’un an, l’agrégateur de flux RSS Leed reprend du service et sort sa version 1.8. Les agrégateurs de flux collectent les flux (RSS ou Atom) produits par vos sites préférés. Il est ainsi plus facile de suivre un grand nombre de sites sans avoir à les consulter un par un.

Cette nouvelle version propose des améliorations pour l’usage quotidien, une refonte du système de greffons pour faciliter leur usage et leur création, et, cerise sur le gâteau, la gestion du One Time Password (OTP) qui permet d’ajouter une couche de sécurité à l’aide d’un mot de passe à usage unique créé à la volée depuis son mobile.

Des améliorations pour l’usage quotidien :

  • la gestion des enclosures, intéressant notamment pour suivre la baladiffusion (podcasts) audio et vidéo ;
  • le choix du thème est désormais proposé à l’installation ;
  • de nombreuses améliorations cosmétiques pour le thème principal (marigolds), améliorant notamment l’usage sur mobile ;
  • la gestion d’une date par défaut à la date du jour si l’article ajouté n’en propose pas — ainsi, l’article est placé en haut de la liste au lieu d’être tout en bas ;
  • la notification lorsqu’un flux n’est pas ajouté car déjà présent.

Une refonte du système de greffons pour faciliter leur usage et leur création :

  • le remplacement de l’ancien Leed‐market, au profit d’un nouveau Leed‐market ;
  • une révision complète du listage et de l’installation des greffons ;
  • la possibilité d’installer un greffon depuis un fichier ZIP ;
  • de nombreux hooks ajoutés pour permettre plus de souplesse aux développeurs de greffons.

Nous avons gardé le meilleur pour la fin : Leed passe sous la licence libre AGPL ! Vous n’avez donc plus aucune excuse pour ne pas venir contribuer.
Une remarque ? Un souci ? Créez donc un ticket sur GitHub !

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Agenda du Libre pour la semaine 7 de l'année 2017

12 février, 2017 - 09:15

Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 44 événements (2 en Belgique, 39 en France, 3 en Québec et 0 en Suisse) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire Agenda du Libre pour la semaine 7 de l'année 2017 [FR Montpellier] WikiPermanence - Le lundi 13 février 2017 de 18h00 à 20h00.

Une WikiPermanence est une rencontre physique entre des wikipédiens chevronnés et de nouveaux ou futurs wikipédiens qui souhaitent acquérir des connaissances et des conseils sur le fonctionnement de Wikipédia. Il ne s’agit pas d’une simple rencontre entre wikipédiens : la WikiPermanence est là pour répondre aux questions, permettre des démonstrations, offrir une aide aux premiers pas et, si cela se fait régulièrement, permettre un suivi.
Elles nous permettront d’aborder les sujets tels que :
Un instant est prévu pour l’initiation des débutants

[FR Grenoble] Rencontre du groupe local OpenStreetMap - Le lundi 13 février 2017 de 18h30 à 21h30.

Les contributeurs à OpenStreetMap de la région de Grenoble tiendront leur réunion mensuelle le lundi 13 février à 18h30.
Thème de la soirée : Questions / réponses, initiation à uMap, JOSM et iD, autoformation, point sur les thèmes en cours (opendata, publicité, plaidoyer…) et programmation future.
Cette rencontre est ouverte à tous, débutants, expérimentés, curieux…

[FR Paris] Réunion de lancement de l’association OGPToolbox.org - Le lundi 13 février 2017 de 19h00 à 21h00.

L'objet de l'association OGPToolbox.org est de renforcer le pouvoir d'agir des acteurs publics, privés et de la société civile à travers le partage d’outils et de ressources numériques pour promouvoir la démocratie, la transparence, la participation et la collaboration dans l'action publique.
L’association, en s’appuyant sur la plateforme OGPToolbox.org et l’ensemble des ressources à sa disposition, se donne comme objectifs de :
permettre aux acteurs d’identifier les outils numériques les mieux adaptés à leurs initiatives ;

[FR Rennes] Rencontre mensuelle des contributeurs OpenStreetMap - Le lundi 13 février 2017 de 20h00 à 22h00.

La cartographie collaborative vous intéresse, vous contribuez un peu, beaucoup à OpenStreetMap :
cette rencontre est ouverte à tous, débutants, expérimentés, curieux…
La salle dispose d'un vidéoprojecteur et d'une connexion Internet.Venez avec votre ordinateur portable dans la mesure du possible.

[QC Montréal] Conférence sur les logiciels libres - Le lundi 13 février 2017 de 18h00 à 20h00.

Vous désirez en savoir plus sur le logiciel libre ? Les modèles d'affaires qui en découlent ?
Mais surtout, en quoi le hackerisme et les logiciels libres proposent -ils un esprit alternatif à celui d'une société ayant comme valeurs centrales le travail et la consommation?
Soyez des nôtres le 13 Février avec Steven Roth, consultant en logiciel libres chez Savoir-faire Linux.

[FR Castelnau-le-Lez] Atelier de développement et programmation - Le mardi 14 février 2017 de 10h00 à 12h00.

Pour cette nouvelle saison, les ateliers Dev/Prog de Castelnau auront lieu chaque semaine le samedi matin, pour satisfaire aux attentes de toutes et tous.
Rendez-vous hebdomadaire, tous les samedis, salle 38 de la mjc (fermé pendant les vacances).
Cet atelier de développement est essentiellement axé sur les langages du Web : html, css (même si ce ne sont pas des langages à proprement parler) javascript et PHP, possibilité aussi d’utiliser Ajax, Jquery, Sqlite et MySql, mais il peut aussi aborder d’autres langages à la demande.

[FR Mauguio] Atelier Arduino - Le mardi 14 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Apprendre, Fabriquer, Partager
Avec des cartes Arduino, vous allez créer deux MédiaBox, des bornes d’échanges de musiques, livres numériques, images… qui seront installées dans les espaces de la médiathèque.
Cet atelier est l’occasion de s’initier à la programmation, et à la réalisation de montages électroniques avec des cartes Arduino Uno. Pas de prérequis, sinon, le goût du bricolage et de l’aventure collective !

[FR Biot] RAL Learning Centre - Le mardi 14 février 2017 de 18h00 à 20h30.

Certains les appellent « install party », d’autres encore « Soirées Linux », mais les Rencontres Accès Libre sont tout cela en même temps, et bien plus encore…
C'est l’occasion de :
discuter, échanger, expliquer ;

[FR Nantes] Rencontre OpenStreetMap - Le mardi 14 février 2017 de 18h30 à 21h30.

Un grand merci à l'association Médiagraph qui nous accueille dans ses locaux : 1 rue d'Auvours à Nantes (proche place Viarme)
Lors de notre rencontre du 29 novembre une forte demande a été faite pour explorer les possibilités de uMap, le logiciel libre pour créer et publier des cartes personnalisées sur internet. Nous ferons donc un atelier uMap, et plein d'autres choses selon les envies des participant.e.s et visiteur.se.s.
Vous voulez découvrir ? Cet atelier est la meilleure occasion à l'ouest cet hiver !Vous connaissez le sujet ? Venez partager votre savoir.

[FR Lyon] Atelier Bidouille - Le mardi 14 février 2017 de 19h00 à 22h00.

ALDIL4 est un projet d'entraide autour des logiciels libres à la Croix Rousse
ALDI4 est un projet créé par un de nos membres et soutenu par l'ALDIL pour promouvoir les logiciels libres dans le 4ème arrondissement de Lyon.
Ces ateliers sont ouverts à tous et permettent de rencontrer des utilisateurs de logiciels libres qui partagent leurs connaissances et se dépannent mutuellement dans leurs usages.

[FR Grenoble] Permanence des libristes dauphinois - Le mardi 14 février 2017 de 19h00 à 21h00.

Le Laboratoire Ouvert Grenoblois organise, tous les deuxièmes mardis du mois, une permanence ouverte à tou·te·s, où sont présents les acteurs du Libre locaux :
Le LOG, hackerspace grenoblois ;
La Guilde, groupe d'utilisateurs de Logiciel Libre ;

[FR Nanterre] Portes ouvertes de l'Electrolab - Le mardi 14 février 2017 de 20h00 à 21h00.

Le mardi soir est le jour où nous invitons les nouveaux et les curieux à découvrir l'Electrolab de Nanterre lors d'une petite visite guidée.
Qui sommes nous ?
Laboratoire, makerspace, atelier, grand garage collectif, ces termes nous décrivent tous un peu sans toutefois parvenir à être exacts ou exhaustifs.

[BE Namur] Simplifiez la gestion de votre infrastructure avec FusionDirectory - Le mercredi 15 février 2017 de 09h00 à 12h30.

Opensides est une PME Belge située à Bruxelles, notre coeur de métier est d'aider les Entreprises et les Universités à mieux gérer leur infrastructure informatique.
Nous vous invitons à participer à une matinée découverte le 15 février prochain à l'Espace Kegeljan, à Namur, afin de vous présenter FusionDirectory, l'outil qui nous permet d'administrer et de centraliser votre infrastructure.
Programme de la matinée

[FR Mauguio] Atelier Arduino - Le mercredi 15 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Apprendre, Fabriquer, Partager
Avec des cartes Arduino, vous allez créer deux MédiaBox, des bornes d’échanges de musiques, livres numériques, images… qui seront installées dans les espaces de la médiathèque.
Cet atelier est l’occasion de s’initier à la programmation, et à la réalisation de montages électroniques avec des cartes Arduino Uno. Pas de prérequis, sinon, le goût du bricolage et de l’aventure collective !

[FR Auch] Initiation à Linux - Le mercredi 15 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Cette découverte de Linux est proposée au Café associatif d'Auch, l'Abri des Possibles, tous les mercredi.

[FR Callian] Linux et les Logiciels Libres - Le mercredi 15 février 2017 de 18h00 à 21h00.

Venez découvrir Linux et les logiciels libres, mais aussi vous faire aider avec votre matériel informatique quel qu'il soit, imprimante, box, tablette, smartphone y compris.
Cette année, nos objectifs évoluent, c'est à dire les logiciels libres restent comme l'objectif principal, mais aussi d'aider les gens avec leur matériel informatique quel qu'il soit, imprimante, box, tablette smartphone y compris.
Venez avec vos machines même sous Windows ou Mac/os, nous ne vous laisserons pas tomber, nous considérons, que vous n'êtes pas responsable de l'hégémonie commerciale des produits non libres.

[FR Lyon] Mapathon Missing Maps - FPH - Le mercredi 15 février 2017 de 18h00 à 21h00.

Venez nous aider à cartographier sur OpenStreetMap, la carte du monde collaborative et libre !
CartONG, et Handicap International France vous invitent à un mapathon pour découvrir la cartographie participative : pas besoin d'être un expert, c'est accessible à tout le monde !
Pourquoi ?

[FR Nantes] Contribution Wikipédia Femme Féminisme - Le mercredi 15 février 2017 de 18h30 à 21h30.

L'objectif de cet atelier est de rendre les femmes plus visibles sur Wikipédia en écrivant des biographies de femmes ou des articles en lien avec le féminisme.
Ouvert à tou.te.s, sans inscription, ces Ateliers sont libres et gratuits.
Cet atelier a lieu à l'Espace Simone de Beauvoir, 15 du quai Ernest Renaud, Nantes, arrêt ''Gare maritime'' de la ligne 1 du tramway.

[FR Lyon] Atelier TupperVim - Le mercredi 15 février 2017 de 19h00 à 22h00.

Attention : le format suivant sera mis en place :
19h00 → 19h30 : accueil des participants, apéritif
19h30 → 20h00 : initiation à Vim pour les débutant par Fabien Cazenave. L'apéritif continu en parallèle.

[FR Bordeaux] Atelier artiste - hacker - Le mercredi 15 février 2017 de 19h00 à 21h00.

Ateliers-cours à la fabrique-pola - L@bx
Tous les mercredi, 19h00, à partir du 07 décembre 2016
Passer aux logiciels libres pour toute sa pratique artistique :

[FR Joyeuse] Rencontres citoyennes - Le mercredi 15 février 2017 de 20h30 à 23h00.

FAIRE FACE AUX MONOPOLES INFORMATIQUES
Nombre d'entre nous croient qu'internet est un espace infini de liberté. Cela est une réalité et pourtant force est de constater qu'à l'usage les risques sont bien présents, jusqu'à mettre nos démocraties en danger.
Comment expliquer cette contradiction ?

[FR Toulouse] Rencontre Tetalab - Le mercredi 15 février 2017 de 21h00 à 23h00.

Rencontre hebdomadaire des hackers et artistes libristes Toulousains.

[BE Mons] QTaste, quand la qualité logicielle devient vitale - Le jeudi 16 février 2017 de 19h00 à 21h00.

Ce jeudi 16 février 2017 à 19h se déroulera la 56ème séance montoise des Jeudis du Libre de Belgique.
Le sujet de cette séance : QTaste, quand la qualité logicielle devient vitale
Thématique : Programmation|Développement|Tests

[FR Lyon] Le Monde du Libre - Le jeudi 16 février 2017 de 13h30 à 15h30.

Un atelier mêlant pratique et échange pour mieux comprendre les enjeux du libre.
Nous avons toutes et tous déjà croisé des logiciels comme Firefox ou LibreOffice.
A tort, nous les confondons souvent avec des logiciels « gratuits ».

[FR Quimperlé] Point info GNU/Linux - Le jeudi 16 février 2017 de 14h00 à 18h00.

Conseils, aide et infos pratiques GNU/Linux et Logiciels Libres.Pas d’inscription, entrée libre.
De 14 à 18h à la Médiathèque de Quimperlé !
Curieux ? Déjà utilisateur ? Expert ?

[FR Mauguio] Atelier Arduino - Le jeudi 16 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Apprendre, Fabriquer, Partager
Avec des cartes Arduino, vous allez créer deux MédiaBox, des bornes d’échanges de musiques, livres numériques, images… qui seront installées dans les espaces de la médiathèque.
Cet atelier est l’occasion de s’initier à la programmation, et à la réalisation de montages électroniques avec des cartes Arduino Uno. Pas de prérequis, sinon, le goût du bricolage et de l’aventure collective !

[FR Paris] Soirée de Contribution au Libre - Le jeudi 16 février 2017 de 19h00 à 22h00.

Parinux propose aux utilisateurs de logiciels libres de se réunir régulièrement afin de contribuer à des projets libres. En effet, un logiciel libre est souvent porté par une communauté de bénévoles et dépend d'eux pour que le logiciel évolue.
Nous nous réunissons donc tous les jeudis soirs dans un environnement propice au travail (pas de facebook, pas de télé, pas de jeux vidéos, pas de zombies).
Vous aurez très probablement besoin d'un ordinateur portable, mais électricité et réseau fournis.

[FR Bressuire] Atelier FreeCad - Le jeudi 16 février 2017 de 20h00 à 22h00.

Venez découvrir ce logiciel de dessin industriel.

[QC Montréal] CLA - Rencontre des utilisateurs GNU/Linux de Montréal - Le jeudi 16 février 2017 de 18h00 à 21h00.

Le Club Linux AtomicLe Club Linux Atomic (CLA) regroupe des utilisateurs, novices comme aguerris, de systèmes d’exploitation GNU/Linux et de logiciels libres. Il a pour principal objet de mieux faire connaître l’informatique libre et d’en favoriser l’utilisation par le plus grand nombre.La programmation de la rencontreConsultez la programmation de notre rencontre sur notre site Web.InscriptionNous vous invitons à vous inscrire sur Framadate. Votre inscription nous permet de configurer la salle en fonction du nombre de participants.Tous sont bienvenus à y participer. N’hésitez pas à venir accompagner! Invitez les personnes de votre entourage à fraterniser avec notre communauté.
English speaking people are welcome.

[FR Mauguio] Atelier Arduino - Le vendredi 17 février 2017 de 14h00 à 17h00.

Apprendre, Fabriquer, Partager
Avec des cartes Arduino, vous allez créer deux MédiaBox, des bornes d’échanges de musiques, livres numériques, images… qui seront installées dans les espaces de la médiathèque.
Cet atelier est l’occasion de s’initier à la programmation, et à la réalisation de montages électroniques avec des cartes Arduino Uno. Pas de prérequis, sinon, le goût du bricolage et de l’aventure collective !

[FR Montpellier] Permanence « Les logiciels libres, parlons-en ! » - Le vendredi 17 février 2017 de 17h00 à 19h00.

Le Faubourg Marché, qu’est-ce que c’est ?
Le Faubourg Marché est une permanence partagée qui permet aux associations d’accueillir ensemble, les publics de ces associations une fois par semaine, le vendredi entre 17h00 et 19h00, au 19, rue du Faubourg de Nîmes, 34000 Montpellier.
L’idée est de s’informer et d’informer les adhérents des diverses associations sur le fonctionnement du lieu et des associations, et notamment sur les 5 partenaires qui l’animent et lui permettent ainsi d’exister (autour.com, L’Accorderie, enercoop, modulauto, La Nef). Lors de cette permanence partagée vous pourrez rencontrer les associations La Graine (monnaie locale de Montpellier), éCOhabitons, Montpellier à pied, et bien sûr Montpel’libre.

[FR Antibes] Rencontre Accès Libre (RAL) - Le vendredi 17 février 2017 de 18h00 à 21h00.

Certains les appellent « install party », d’autres encore « Soirées Linux », mais les Rencontres Accès Libre sont tout cela en même temps, et bien plus encore.
C'est l’occasion de :
discuter, échanger, expliquer ;

[FR Paris] Apéro April - Le vendredi 17 février 2017 de 19h00 à 23h00.

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager un verre et manger mais aussi de discute r sur le logiciel libre, les libertés informatiques, fondamentales, l'actualité et les actions de l'April…
Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas.
N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

[FR Villeneuve d'Ascq] Libre à Vous - Le samedi 18 février 2017 de 09h00 à 12h00.

Vous souhaitez tester GNU/Linux sur votre ordinateur, vous recherchez un logiciel pour une fonction précise, des conseils ou de l'aide sur les logiciels libres ?
Libre à Vous est une permanence destinée à vous faciliter l'utilisation de l'informatique. Vous repartirez avec « le plein » de logiciels libres, fiables, évolutifs, performants et gratuits.
C'est chaque samedi matin au Centre d'Infos Jeunes à la ferme Dupire, 80 rue Yves Decugis à Villeneuve d'Ascq (métro Triolo) de 9h00 à 12h00.

[FR Beauvais] Introduction à Dolibarr, logiciel de gestion pour les associations - Le samedi 18 février 2017 de 09h30 à 12h30.

Présentation et tests
Venez nombreux.
Entrée Libre. Tous Public.

[FR kermoroc'h] Atelier découverte GNU/Linux - Le samedi 18 février 2017 de 10h00 à 12h00.

Atelier de découverte Linux à Kermoroc'h - Le samedi 18 Février 2017 de 10h à 12h par l'association infothema.
Présentation de l'environnement Ubuntu (Interface / Panel des logiciels);
Démonstration de la simplicité de prise en main du système;

[FR Valbonne] Rencontre accès Libre - Le samedi 18 février 2017 de 10h00 à 12h00.

Linux Azur propose une rencontre accès libre au Cyberkiosc de Valbonne.
Venez découvrir Linux et les logiciels libres.
Venez nombreux.

[FR Vienne] Install Party - Le samedi 18 février 2017 de 10h00 à 12h00.

Install Party à la médiathèque de Vienne
Cette animation a lieu dans le cadre d'actions de la médiathèque Le Trente pour faire connaître au public la culture dite "libre" en collaboration avec l'ALDIL. Elle est le deuxième volet du "pack-libre" animé par les membres de l'ALDIL.Une install party est une manifestation au cours de laquelle les participants peuvent installer des logiciels libres sur leur machine personnelle en se faisant conseiller et aider par des membres du groupe d'utilisateurs, en l'occurrence, l'ALDIL et ses partenaires des communautés du libre.
Une inscription de puis notre formulaire est nécessaire. Nous demandons quelques informations sur les usages envisagés et le matériel à installer.

[FR Montpellier] Repair Café - Le samedi 18 février 2017 de 13h00 à 19h00.

Pour faire suite au formidable succès de l’ouverture du premier Repair Café de Montpellier, nous vous proposons une nouvelle édition de ce rendez-vous, où, bricoleurs, acteurs, bénévoles, associations, vous attendent pour vous aider à donner une deuxième vie à vos objets.
Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.
On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage.

[FR Paris] Conférence sur l'hygiène numérique - Le samedi 18 février 2017 de 15h00 à 17h00.

"De même que nos parents nous ont appris à nous laver les mains avant de passer à table (car sinon on l'apprend à nos dépend), découvrons ensemble des règles de base d'hygiène numérique, afin de vous évitez des  "gastros informatiques"?  
Venez découvrir quels sont les dangers d'Internet et comment vous en protégez de façon simple via ces règles  d'hygiène numérique (qu'est ce qu'un coffre-fort numérique, c'est quoi  un bon mot de passe, quelles sont les bonnes pratiques?)  Ce, afin de comprendre, d'être rassuré et de pouvoir utiliser ce réseau en toute sérénité!"
Inscription par mail à l’adresse librairie@reseau-canope.fr ou par téléphone au 0800 008 212. L'espace de culture numérique de la Librairie 13 rue du Four - 75006 Paris 

[FR Nantes] Permanence Linux - Le samedi 18 février 2017 de 15h00 à 18h00.

Une permanence de Linux Nantes aura lieu de 15 à 18 heure,
dans l’aile du local associatif "B17".
Au cours de ces permanences, nous proposons des conseils, des installations ou des réparations.

[FR Nanterre] Lightning talks de l'Electrolab - Le samedi 18 février 2017 de 16h00 à 18h00.

Les Lightning-Talks consistent en de courtes présentation (5 mn max + 3 mn de questions) de projets terminés, en cours, ou toujours en réflexion.
Toutes les personnes qui sont prêtes à partager leurs idées les plus folles devant une foule en délire sont invitées!
Vous bénéficierez de retours des membres sur vos choix techniques et probablement de conseils bienvenus.

[QC Montréal] Game jam santé respiratoire – Asthme - Du samedi 18 février 2017 à 09h00 au dimanche 19 février 2017 à 17h00.

Détails et inscriptions : www.breathinggames.net/gamejamCode source des jeux et matériel : www.gitlab.com/breathinggames/

[FR Gardanne] Les ateliers du libre : Calc - Le dimanche 19 février 2017 de 14h00 à 15h30.

Venez vous initier au tableur grâce à Libreoffice Calc.
Atelier gratuit, réservé aux abonnés de la médiathèque.
Venez nombreux.

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RMLL 2017 : l’appel à contributions est ouvert !

9 février, 2017 - 14:05

Les Rencontres mondiales du logiciel libre 2017 se dérouleront cette année à Saint‐Étienne du 1er au 7 juillet 2017. L’appel à contribution est désormais ouvert et ce, jusqu’au 31 mars 2017 inclus. Le fil rouge qui a été choisi cette année est « Libre et Change ».

Le calendrier est le suivant :

  • ouverture de l’appel à contributions : 8 février 2017 ;
  • fin de l’appel à contributions : 31 mars à minuit ;
  • notification des conférencier(e)s : courant avril 2017 ;
  • publication du programme : début mai 2017.

Vous pouvez soumettre des conférences ou des ateliers. Vous pouvez soumettre une intervention d’une forme différente en la spécifiant dans le descriptif de l’intervention. Nous verrons comment donner suite pour exploiter au mieux le potentiel de l’intervention soumise. De la même manière, si aucun thème ne semble correspondre à votre soumission, sélectionnez le choix « Autre » dans la liste des thèmes et nous ferons notre possible pour trouver une solution.

Bonne soumission à toutes et tous. :-)

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Évolutions des projets La Brique Internet et YunoHost des versions 2.2, 2.4 et 2.5

8 février, 2017 - 16:34

YunoHost est une distribution basée sur Debian GNU/Linux orientée serveur, ayant pour but de faciliter l’auto‐hébergement.

Dans un premier temps, sera présenté le projet La Brique Internet. Dans un second temps, les améliorations apportées dans les versions 2.2, 2.4 et 2.5 de YunoHost seront passées en revue. Pour finir, seront présentés la nouvelle organisation, les travaux qui ont été menés sur l’infrastructure du projet, les nouveaux outils de développement et les futurs chantiers.

Sommaire

La Brique Internet

Le projet La Brique Internet a pour but de fournir une carte ARM (actuellement Olimex, qui est un matériel libre (à l’exception des puces)) avec YunoHost préalablement installé. La Brique Internet est distribuée par les FAI associatifs membres de la Fédération FDN. Les FAI fournissent également un service de réseau privé virtuel (VPN) afin de contourner des barrières du FAI à l’auto‐hébergement et ainsi profiter d’un Internet neutre.

Nouvelles fonctionnalités de YunoHost 2.2


Sortie le 28 mai 2015, YunoHost 2.2 apporte les modifications suivantes :

  • le serveur DNS, BIND a été remplacé par Dnsmasq, plus léger pour La Brique Internet ;
  • un système de quota a été mis en place sur les boîtes de courriel des utilisateurs ;
  • début de prise en charge de Debian Jessie.
Nouvelles fonctionnalités de YunoHost 2.4

Sortie le 20 mai 2016, YunoHost 2.4 met fin à la prise en charge de Debian Wheezy et est uniquement disponible sous Debian Jessie.

Système de sauvegarde et de restauration

L’ajout majeur de la version 2.4 est la possibilité de sauvegarder et restaurer complètement le système :

  • à partir de l’interface Web d’administration et de la ligne de commande avec la commande : yunohost backup -h ;
  • dont, en particulier les comptes utilisateurs, les applications, les courriels, la configuration des services et les données ;
  • pour l’instant, les sauvegardes sont stockées localement, c’est‐à‐dire que l’archive est créée sur le serveur directement, mais le système a été pensé pour gérer à terme, d’autres emplacements ((S)FTP, autre serveur, etc.).
Gestion fine de la configuration des services


Jusque‐là, l’installation venait avec une multitude de paquets yunohost-config-*. Tout a été rassemblé dans l’unique paquet yunohost !

Ceci a été rendu possible en améliorant la façon dont les différents services gérés par YunoHost (Nginx, Postfix, rspamd, etc.) sont configurés. YunoHost dispose maintenant de modèles de configurations de base (templates) pour les services.

De plus, une nouvelle commande, disponible uniquement en ligne de commande pour l’instant, permet de gérer les différentes configurations :
yunohost service regen-conf.

Cette commande permet de les régénérer et d’afficher les changements en attente. Si vous modifiez les fichiers de configuration, sachez qu’ils ne seront jamais écrasés lors d’une mise à jour. Vous pourrez même afficher les différences entre le fichier de configuration et le modèle de base avec la commande :
yunohost service regen-conf --list-pending --with-diff.

À noter que cette fonctionnalité s’adresse principalement aux administrateurs avancés souhaitant configurer eux‐mêmes les services.

Gestion et intégration des applications


L’organisation YunoHost-Apps a été créée sur GitHub afin de simplifier la coopération sur l’empaquetage des applications pour YunoHost. C’est aussi un très bon moyen de recenser les applications et d’améliorer leur visibilité.

La façon dont sont gérées les applications multi‐instances (le fait de pouvoir installer une application plusieurs fois) a été revue.

De plus, pour ceux qui maintiennent (ou désirent maintenir !) une application, des commandes pratiques (helpers) en shell sont maintenant disponibles pour faciliter l’empaquetage, notamment dans les tâches courantes (génération d’un mot de passe, création d’une base de données MySQL…). Des exemples sont donnés dans l’application d’exemple.

Pour plus de détails, voir News about apps management and packaging in YunoHost 2.4.

Migration des services


- migration du système de base de données MySQL vers sa divergence (fork) communautaire MariaDB ;

- migration du système de suppression du courriel indésirable d’amavis/spamassassin vers l’anti‐pourriel plus léger (pour La Brique Internet) rspamd/rmilter avec l’ajout des configurations courriel DKIM et DMARC par défaut.

Autres fonctionnalités

On peut également noter l’ajout :

  • d’un système de diagnostic qui donne des informations sur l’instance de YunoHost, qui est accessible en ligne de commande (yunohost tools diagnosis) et via l’interface d’administration dans la section Outils. Cet outil remonte les informations suivantes :
    • les versions de Debian, du noyau Linux et des paquets YunoHost,
    • l’espace libre, l’utilisation de la mémoire vive et de la partition d’échange (swap),
    • la liste des services et leurs statuts, la liste des applications installées,
    • les adresses IP et les noms de domaine peuvent également être récupérés en mode privé ;
  • d’une fonction de génération automatique de la zone DNS des noms de domaines qui pourront directement être placés dans la zone DNS de son bureau d’enregistrement. Ils sont accessibles dans la partie Domains de l’interface d’administration et avec la commande : yunohost domain dns-conf exemple.tld.
Organisation du projet

En novembre 2016, suite à de longues discussions, l’équipe a clarifié le fonctionnement, la répartition des rôles et le processus de contribution au sein du projet. L’objectif du projet YunoHost a été défini comme rendre accessible au plus grand nombre l’installation et l’administration d’un serveur, sans délaisser la qualité et la fiabilité du logiciel, ceci grâce à un logiciel libre, entièrement communautaire et reposant sur des applications libres existantes. L’équipe propose de se limiter le projet au simple logiciel et de ne pas gérer les services auxiliaires liés (support payant, DNS, hébergement…). Plus d’informations sont disponibles dans le document de l’organisation du projet YunoHost.

YunoHost 2.5 (Chelsea Manning)

Sortie le 2 février 2017, la version 2.5 a été nommée Chelsea Manning, en hommage à son combat, pour célébrer sa libération prochaine et inciter chacun à agir à sa propre mesure.

Intégration de Let’s Encrypt


Let’s Encrypt a été intégré dans le cœur de YunoHost. Il est possible de manipuler le gestionnaire de certificats depuis l’interface d’administration comme depuis la ligne de commande.

Correctifs

Cette nouvelle version a aussi été l’occasion pour nous de corriger un nombre conséquent de bogues, concernant la post‐installation (notamment le trop fameux « admin user doesn’t exist »), la gestion des courriels et des pourriels, la génération de clef DNSSEC, l’installation sur du matériel lent, sur OLinuXino et Raspberry Pi et la prise en compte des délais de chargements que peuvent rencontrer certaines machines de faible puissance ou avec une mauvaise connexion.

Autres

Tous les détails sont disponibles dans la feuille de route de la version 2.5 sur Redmine, dans les notes de version (yunohost, yunohost-admin, moulinette et SSOwat) et dans l’échéancier GitHub.

Pour les empaqueteurs d’applications

Jusqu’à présent, les critères qu’une application devait remplir pour devenir officielle ou être considérée comme étant de qualité étaient un peu flous et informels. Un gros travail a été fait à la fois pour formaliser ces critères et règles, donnant ainsi un chemin à suivre aux empaqueteurs et pour améliorer la qualité en introduisant des tests automatiques :

  • l’introduction de niveaux pour les applications, à la fois pour indiquer, tant aux utilisateurs ce à quoi s’attendre, que pour guider les développeurs et les motiver ;
  • une fois atteint le niveau 6, une application peut être proposée pour devenir officielle ;
  • la conception de tests automatiques pour s’assurer qu’une application fonctionne comme prévu en tout moment et pour pouvoir automatiser le niveau à attribuer ;
  • un gros travail, encore en cours, pour faire un document de référence sur comment bien faire une application (les YEP). Plus de détails dans cette annonce ;
  • migration d’ownCloud vers NextCloud.
Infrastructure du projet YunoHost

Outils de développement

YnH-Dev permet de créer, sur son ordinateur de bureau, une machine virtuelle basée sur Vagrant pour développer et tester la version de YunoHost de votre choix (stable, test, instable).

CI-Apps CI-Core

Un outil d’intégration continue a été démarré pour le bon fonctionnement du cœur de YunoHost.

Futurs développements

À moyen terme, nous allons bien entendu continuer de corriger les bogues pour améliorer la stabilité de YunoHost, mais aussi travailler sur la documentation et l’internationalisation. La mise en place de tests automatiques est également en cours afin de contribuer aux actions de renforcement de la stabilité. Plusieurs chantiers sont prévus, notamment pour améliorer la gestion des applications, le système de sauvegardes, la configurabilité et mettre en place un système de notifications.

Remerciements

Un grand merci à tous les contributeurs qui continuent de faire vivre le projet. <3

L’équipe de YunoHost, les nombreux empaqueteurs et mainteneurs d’applications, les traducteurs d’interfaces, les testeurs, rapporteurs de bogues, les contributeurs de La Brique Internet et bien d’autres qui ne sont pas cités…

Venez contribuer !

Si vous aimez YunoHost, n’hésitez pas à filer un coup de main ! Il n’est pas nécessaire de coder, ni même de s’investir sur le long terme pour contribuer : le simple fait de parler du projet est une contribution en soi. Vous pouvez partager votre expérience en documentant, aidant les autres ou en rapportant des bogues. Vous pouvez également participer à la traduction !

Pour ceux plus proches de la technique, n’hésitez pas à regarder comment empaqueter des applications ou développer et contribuer sur le cœur de Yunohost. Nous recherchons en particulier des développeurs Python et/ou des personnes familières avec les paquets Debian.

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Sortie du noyau Linux 4.9

8 février, 2017 - 01:44

La sortie de la version stable 4.9 du noyau Linux a été annoncée le dimanche 11 décembre 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

Sommaire Annonces des versions candidates par Linus Torvalds RC-1

La version RC-1 est sortie le samedi 15 octobre 2016 :

Habituellement, je fais mes publications le dimanche après‐midi, mais de temps en temps, je raccourcis la fenêtre d’intégration d’un jour, pour garder les gens en alerte et m’assurer qu’ils ne se mettent pas à envoyer leurs demandes d’intégration [N. D. T. : pull requests] à la dernière minute. Ce n’est pas le dernier jour qu’on s’amuse à jouer avec la fenêtre d’intégration. Idem pour celle‐ci.

Pour être honnête, la raison qui m’a poussé à la sortir un jour plus tôt pour cette fois‐ci est moins d’empêcher les gens de jouer contre la montre avec leurs contributions, mais bien plus parce que cette fenêtre d’intégration était plutôt imposante et pas particulièrement réjouissante. J’ai dû arrêter la fusion par deux fois pendant cette fenêtre d’intégration, uniquement parce que je traquais divers problèmes. C’est ce qui a tendance à faire passer ma période d’activité sur la fenêtre de fusion du mode « occupé » à « légèrement stressant ».

Mais, bon, tout va bien maintenant. Et, même si la 4.9 semble être une grosse version et que nous avons eu quelques couacs, dans l’ensemble, les choses semblent normales. La grande nouveauté est l’ajout de Greybus, dont Greg jure qu’il est vraiment utilisé. Mais, sous le capot, le plus gros des modifications est, en réalité, tout un tas de petits détails, comme d’habitude.

Dans les « petits détails de dessous le capot », il se trouve que mon préféré concerne les nouvelles allocations de piles virtuelles du noyau par Andy Lutomirski. Elles simplifient la découverte et la récupération des débordements de la pile. L’effort a également permis de nettoyer du code et d’ajouter un cache de correspondance à la pile du noyau pour éviter des baisses de performance. Al a aussi travaillé sur quelques nettoyages de VFS et uaccess que j’ai suivis (en particulier un truc puant dans un modèle de liaison). Mais soyons réalistes : ce que je considère comme des petits détails sympas sont juste mes propres marottes, il y en a un peu partout.

Il se fait que le système de pile virtuelle signifie aussi qu’il est grand temps pour ceux qui ont la sale manie de faire des accès directs en mémoire (DMA) à l’aide de variables temporaires allouées sur la pile (« Ne faites pas ça ! ») de changer leurs habitudes. Cela aura des retombées et je m’attends à ce qu’il y ait quelques pilotes à corriger çà et là. Mais tout ceci est pour une bonne cause, vraiment (et ce n’est pas un usage très répandu, parce que faire un accès direct à la mémoire depuis la pile n’a jamais été une bonne idée et, de manière générale, même pas envisageable dans la plupart des situations).

Mais il y a vraiment beaucoup d’autres choses en cours et le sommaire des modifications, tel que je le fais pour les autres versions, est bien trop long pour la RC-1. Donc, comme d’habitude, j’adjoins mon « journal de fusion » à la place, ce qui donne une vue de très haut niveau de ce que j’ai fusionné et de qui cela provient. Et, comme d’habitude, je tiens à souligner que les personnes dont proviennent les contributions que je fusionne ne sont pas nécessairement celles qui ont fait le travail : nous avons eu 1 500 personnes impliquées dans cette version, seuls les mainteneurs de haut niveau sont cités dans mon journal de fusion.

Allez‐y et testez,

Linus

RC-2

La version RC-2 est sortie le dimanche 23 octobre 2016 :

Je suis de retour sur mon agenda de publication habituel le dimanche après‐midi et Linux 4.9-rc2 est disponible.

Ma nouvelle fonctionnalité préférée, telle que je l’avais nommée dans l’annonce de la RC-1 (les piles virtuelles) est peut‐être impliquée dans des plantages que Dave Jones a essayé de comprendre. Donc, si vous voulez vous rendre utile et voir si vous pouvez fournir plus de données, s’il vous plaît, assurez‐vous d’avoir activé la variable CONFIG_VMAP_STACK.

… d’un autre côté, si tout ce que vous voulez est d’éviter les tracas engendrés par ce problème particulier, désactivez les piles virtuelles pour l’instant ; mais, s’il vous plaît, aidez‐nous à tester.

Parce que la 4.9 est clairement en phase d’être une grosse version (je n’ai pas encore fait de véritables statistiques, mais je pense que c’est la plus importante version que nous ayons jamais eue en nombre de modifications enregistrées [N. D. T. : commits]) et je pense que Greg prévoit aussi d’en faire une version LTS. Il se peut que les deux soient liés, avec tous ceux qui insistent pour que leurs trucs soient prêts. Bref, plus il y en a qui testent, plus tôt ils commencent à tester dans la série des RC, plus tôt nous en aurons fini. Un indice ! Un indice !

OK, sujet clos. La RC-2 elle‐même n’est pas énorme, mais c’est un cas fréquent : soit les gens prennent une pause après la fenêtre de fusion, soit c’est juste qu’il leur faut un moment avant de découvrir les retombées du nouveau code source ; donc, comme d’habitude, la RC-2 est dans le lot des petites versions.

En revanche, nous avons des modifications un peu partout : les pilotes dominent (les pilotes graphiques sortent du lot, mais il y a [aussi] IPMI, clocksource, MMC, pinctrl, HID, SCSI, NVMe… En veux‐tu, en voilà). Ajoutez à cela quelques mises à jour d’architectures (x86 et ARM64), un peu de nettoyage sur les systèmes de fichiers (ext4, NFS, Ceph, F2FS), les machines virtuelles, plus un gros correctif et vous en avez à peu près fait le tour.

Le sommaire des modifications ci‐joint donne quelques détails et, pour encore plus de détails, vous pouvez toujours parcourir l’arborescence Git en question.

Linus

RC-3

La version RC-3 est sortie le samedi 29 octobre 2016 :

Je publie la RC-3 un samedi, non pas pour attraper tous ceux qui s’amuseraient à m’envoyer des trucs à la dernière minute, mais simplement parce que, demain, je pars en voyage pour le Kernel Summit.

Il s’avère que le bogue que nous pensions dû aux nouvelles piles virtuelles pendant les tests de la RC-2 n’avait rien à voir avec ça ; il s’agit d’un problème d'accès concurrents à la file d’attente des requêtes de blocs. Donc, ceux qui avaient désactivé la nouvelle fonctionnalité n’y échappaient pas du tout, alors que les personnes touchées étaient probablement, tout comme DaveJ, ceux qui effectuent des tests de montée en charge. Mais tout ça est corrigé maintenant et nous devrions être parés.

Il y a également un tas d’autres corrections un peu partout. Les statistiques des modifications ont l’air un peu bizarres, avec les corrections sur XFS qui prennent quasiment autant de place que celles portant sur les pilotes ; mais ce sont principalement des corrections du nouveau code de reflink incorporé durant cette version. De toute façon, vous ne devriez pas avoir été touché, à moins que vous n’utilisiez les derniers trucs à la mode.

À part ça ? Tous les divers correctifs habituels de pilotes, mises à jour d’architectures, etc. Le sommaire des modifications ci‐joint n’est vraiment pas petit (comme on pouvait s’y attendre, la RC-3 était plus grosse que la RC-2), mais il est assez facile à parcourir pour avoir ne fût‐ce qu’une idée de ce qui s’est passé.

Donc, allez‐y, testez.

Linus

RC-4

La version RC-4 est sortie le samedi 5 novembre 2016 :

C’est de nouveau un samedi après‐midi plutôt qu’un dimanche. Cette fois, c’est parce que je sentais que cette RC était déjà suffisamment grosse.

Une part de cette taille vient probablement du seul fait que la 4.9 est énorme, avec quelques changements en profondeur : nous avons un certain nombre d’améliorations apportées aux pilotes et systèmes de fichiers qui ont provoqué une avalanche de problèmes du genre « la pile est actuellement virtuellement mise en correspondance et les adresses physiques ne fonctionnent pas ».

Mais une plus grande part est tout simplement due aux premières corrections réseaux venant juste d’arriver après la RC-3, ce qui représente une large portion de celle‐ci (environ un tiers en vrac, légèrement plus en nombre de modifications enregistrées [N. D. T. : commits] — réparti à la fois sur les pilotes et l’architecture réseau).

Je ne vais pas mentir : ce n’est pas une petite RC, et j’aurais été plus heureux si elle l’avait été. Mais ce n’est pas déraisonnablement grand pour cette (grosse) version, donc ce n’est pas comme si je devais m’en inquiéter. J’envisage toujours de sortir cette version au bout de sept [versions] candidates, pour autant que les choses commencent à se calmer. Nous verrons ce que ça donne à mesure que nous nous rapprocherons de la date de sortie.

Quoi qu’il en soit, environ la moitié des changements sont imputés aux pilotes (le réseau en étant une partie non négligeable, mais aussi les pilotes média, graphiques et autre bric‐à‐brac). Environ un tiers sont des mises à jour d’architecture (SPARC et MIPS se démarquent, mais il y a aussi x86 et PA-RISC, plus quelques petites mises à jour sur ARM). Pour le reste, on a essentiellement l’architecture réseau et une poignée d’autres changements (systèmes de fichiers, tests). Et Arnd est toujours en train d’éliminer ses erreurs de variables non initialisées, de sorte que nous espérons pouvoir réactiver cet avertissement pour la 4.9 finale. On verra bien.

Le sommaire des modifications ci‐joint n’est pas petit, mais vous pouvez, genre, le parcourir et avoir un aperçu de ce qui s’est passé la semaine dernière.

Linus

RC-5

La version RC-5 est sortie le samedi 13 novembre 2016 :

De retour à mon agenda du dimanche, tout a l’air plutôt normal. Calme au début, avec la plupart des corrections qui tombent en fin de semaine. J’ai l’habitude, maintenant.

Aucun doute là-dessus, tout a franchement diminué et, malgré l’embonpoint de la 4.9, un agenda de sortie habituel semble encore possible (avec la rc7 en dernier). Mais voyons comment les choses évoluent au cours des prochaines semaines. En attendant, il y a beaucoup de corrections ordinaires ici et il nous faut encore plus de tests.

Les statistiques de cette RC-5 sont franchement barbantes (ce qui est une bonne chose). Deux tiers de mises à jour des pilotes, 10 % de mises à jour d’architectures, 10 % sur les systèmes de fichiers, le reste en « divers ». Rien de frappant, sauf peut‐être à la prochaine réactivation [N. D. T. : l’option de compilation] de -Wmaybe-uninitialized dès que Arnd aura tout corrigé.

Donc, allez‐y, testez.

Linus

RC-6

La version RC-6 est sortie le dimanche 20 novembre 2016 :

On avance dans la série des RC et, même si tout a été plutôt calme, je ne suis pas certain qu’on soit près du but. Il reste encore à corriger quelques problèmes qui n’ont rien à faire dans une RC-6, alors on va garder un œil là‐dessus. Il se pourrait qu’on ait une de ces sorties incluant une RC-8, ce qui, compte tenu de la taille de la 4.9, n’est peut‐être pas si inhabituel que ça.

Cela dit, il n’y a rien de particulier qui ne me dérange vraiment. En revanche, nous avons des corrections de VMALLOC_STACK qui continuent d’arriver au compte‐gouttes et j’ai peur qu’on ne soit pas encore près d’en voir la fin. Aussi, attendons de voir à quoi la liste des régressions de Thorsten ressemblera la semaine prochaine. Donc, je n’ai pris encore aucune décision, d’un côté ou de l’autre, ça ira quand‐même.

Que la RC-6 soit plus grosse que la RC-5 n’est pas particulièrement bon signe, en revanche. Mais, apparemment, tout ceci n’est que le reflet des fluctuations habituelles sur le rythme des sorties : la RC-6 avait des mises à jour réseau, mais pas la RC-5, par exemple. Il y a aussi quelques mises à jour de RDMA qui se démarquent. Rien de bien inquiétant.

À part le réseau susmentionné et le RDMA, il y a des corrections au niveau des pilotes graphiques, un peu de corrections sur les outils et l’assemblage, plusieurs mises à jour sur les architectures (x86, PowerPC, ARM et Xtensa). Plus quelques corrections un peu partout (I²C, son, FUSE, KVM…).

Allez‐y, testez.

Linus

RC-7

La version RC-7 est sortie le dimanche 27 novembre 2016 :

Toujours dans le cadre de l’agenda des sorties dominicales, voici la RC-7.

Je pense que nous avons fait corriger tous les bêtes problèmes dont j’avais connaissance et, dans l’ensemble, les choses ont l’air d’aller plutôt bien. En fait, si la semaine prochaine se termine bien tranquillement, il se pourrait que cela soit la dernière RC, même si, honnêtement, je soupçonne fortement d’avoir à finir par une RC-8. C’est une grosse version et la RC-7 aurait pu être plus calme. On verra.

Je me réserve le droit de me décider le week‐end prochain.

Dans la RC-7, ce sont principalement les pilotes, l’architecture et le réseau qui ont été modifiés. En réalité, la plupart des mises à jour de pilotes concernent le réseau, je crois donc pouvoir dire « surtout des mises à jour de pilotes réseau et d’architectures, avec une poignée de mises à jour d’autres pilotes » (dans ces autres catégories de pilotes, on a notamment USB, pilotes graphiques, HID, I²C et IOMMU). Et l’on a toujours les trucs habituels un peu partout (le noyau, une correction eBPF, quelques corrections sur les systèmes de fichiers, etc.).

Le sommaire des modifications ci‐joint donne une assez bonne vue sur ce qui a été fait.

Linus

RC-8

La version RC-8 est sortie le dimanche 4 décembre 2016 :

Alors, pour ceux qui auront suivi l’arborescence Git, ça ne devrait pas être une surprise si j’ai fini par faire une RC-8, en définitive : non pas que les choses aient mal tourné, mais ça n’a pas non plus été le calme plat qui m’aurait fait dire « pas de quoi se taper encore une semaine ».

Et les félicitations du jury pour Arnd, qui a fini par trouver la véritable cause de ces messages incroyablement pénibles « modversions ne fonctionnent pas avec les nouvelles versions de binutils », en décortiquant les traces jusqu’à une modification bien précise dans la manière dont binutils gère les symboles, puis en ajoutant un petit correctif d’une ligne au noyau pour contourner le problème. Nous avions déjà d’autres solutions en place, mais il est toujours bon de savoir exactement ce qui a changé dans la chaîne d’outils pour provoquer ce genre de chose.

Cependant, cette ligne unique n’était qu’une des 163 petites corrections (sans compter les fusions) apportées à la RC-8. C’est assez petit (pour le noyau), mais pas complètement insignifiant. Tous les détails sur les modifications figurent au sommaire des modifications, mais c’est en majorité dans les pilotes réseau (des fuites dans la gestion des retours d’erreurs subsistent, mais la liste est disparate) et autres par‐ci, par‐là, avec en plus de petites corrections de trucs liés au noyau (mémoire virtuelle, systèmes de fichiers et noyau).

Linus

Version finale

La version finale est sortie le dimanche 11 décembre 2016 :

Ainsi, Linux 4.9 est sorti et, par conséquent, la fenêtre de fusion pour la 4.10 est ouverte.

Avec la semaine supplémentaire prise par la 4.9, le calendrier de la période de fusion est évidemment un peu gênant et devrait techniquement se clôturer dans deux semaines, autrement dit le jour de Noël. Mais c’est une pure question de technique, parce que je vais certainement arrêter l’intégration le 23 au plus tard ; et, si je suis enrôlé dans les préparatifs du repas de Noël, même cette date pourrait être remise en question.

Je pourrais étendre la fenêtre de fusion plutôt que de la raccourcir, mais je ne vais pas le faire. Je suppute que nous voulons tous une gentille pause d’hiver en paix ; donc, si vos affaires ne sont pas prêtes pour la fusion suffisamment tôt, la solution est bel et bien de ne pas les fusionner du tout et d’attendre la 4.11. Ceci pour que vous soyez tous au parfum (j’ai déjà averti la semaine dernière en message privé ceux que je suspecte de vouloir utiliser la fenêtre de fusion principale ; je me répète ici afin d’éviter la confusion à propos de l’agenda).

Quoi qu’il en soit, revenons à la 4.9.

Je suis sûr que c’est la plus grosse sortie que nous ayons jamais eue, au moins dans le nombre de modifications inscrites [N. D. T. : commits]. Si vous jetez un œil au nombre de lignes modifiées, nous avons eu des versions plus importantes dans le passé, mais elles avaient tendance à être dues à des problèmes spécifiques (par exemple, la version 4.2 a pris pas mal de lignes dans les fichiers de définition des registres des processeurs graphiques d’AMD et il y a eu de grosses restructurations ayant engendré un grand nombre de lignes par le passé : la version 3.2 était de grande taille en raison de la zone d’attente [N. D. T. : staging], la version 3.7 avait la désintégration automatisée du fichier d’en‐tête uAPI, etc.). À côté, la 4.9 est juste énorme.

Certes, la nouvelle prise en charge de Greybus est un bon morceau, mais ce n’est vraiment pas le plus gros — c’est juste un autre petit détail dans l’ensemble « oui, la version 4.9 est une version importante ».

En dehors de sa taille, la 4.9 semble plutôt normale. Un peu plus de deux tiers des pilotes (en gros la branche staging, les pilotes graphiques et réseau, mais il y en a partout), le reste aussi est plutôt normal : mises à jour d’architectures, documentation, infrastructure réseau générale, systèmes de fichiers…

Le sommaire (plus de 16 000 modifications inscrites, ainsi qu’un autre lot de 1 100 fusions, pour arrondir le tout) est évidemment beaucoup trop volumineux pour être écrit ici ; ce serait illisible de toute façon. Donc, comme à mon habitude, j’ajouterai seulement le journal de mes fusions.

Linus

Sécurité Pas de changement majeur du côté de la génération des nombres pseudo‐aléatoires

Contrairement à ce que laisse penser Phoronix, les contributions de Stephan Müller concernant son « Linux Random Number Generator » (LRNG) n’ont toujours pas été intégrées au noyau. Les rédacteurs de vos dépêches favorites vérifient scrupuleusement l’historique des changements et ne se font pas avoir.

Profitons‐en quand même pour présenter cette partie du noyau. :-)

Réservoir d’entropie

Afin d’obtenir le plus d’aléa (le plus d’entropie), le noyau collecte toutes les sources de bruit à sa disposition, généralement les variations infimes (le bit de poids faible) de différentes mesures. Voici quelques exemples : température (processeur, disque dur), heure d’arrivée des paquets réseau, défaut de cache (cache miss), temps d’accès à la mémoire, ticks. Le noyau a aussi à sa disposition des instructions spéciales du processeur. En revanche, ces instructions ne sont pas auditables (par un organisme indépendant) car les conception et fabrication des processeurs sont rarement accessibles. Et le noyau prend surtout en compte les sources d’entropie de confiance.

Les fichiers /dev/urandom et /dev/random

La lecture du fichier /dev/urandom génère un nombre pseudo‐aléatoire (uniform random) à partir du réservoir d’entropie. La lecture du fichier /dev/random génère aussi un nombre pseudo‐aléatoire, mais sa lecture reste bloquée tant que le noyau n’a pas collecté suffisamment de bruit. Un démon s’initialisant au démarrage du noyau va plutôt opter pour /dev/urandom pour éviter de se bloquer. Une application ayant besoin d’une garantie d’entropie sur un nombre aléatoire utilisera plutôt /dev/random. La fonction getrandom() (en langage C) propose exactement ces mêmes services.

Améliorations

Stephan Müller avait proposé de rajouter 1 800 lignes de code source C pour changer la collecte d’entropie, dont les détails de conception et ses tests sont disponibles en HTML et en PDF. Ses principaux objectifs sont :

  • exploiter les SSD dans cette collecte d’entropie (on ne peut pas exploiter le réseau, car il n’est pas encore disponible) ;
  • exploiter les fonctions matérielles de génération pseudo-aléatoire ;
  • limiter par défaut les sources non auditables à un trente-deuxième du réservoir d’entropie ;
  • augmenter davantage l’entropie dès le démarrage et permettre la lecture du fichier /dev/random le plus tôt possible ;
  • améliorer l’entropie même dans une machine virtuelle ;
  • améliorer la performance sur les systèmes massivement multi‐cœurs et évitant les collectes d’entropie inutiles ;
  • permettre de tester de façon déterministe chacune des étapes ;
  • proposer une option (switch) de construction du noyau CONFIG_CRYPTO_LRNG pour choisir entre l’ancien et le nouveau fonctionnement (important pour les environnements avec peu de mémoire).
Refus

Ce sont surtout les agences nationales de sécurité informatique, comme l’ANSSI française, le BSI allemand ou le NIST aux États‐Unis, qui sont intéressées par de telles améliorations. Mais elles n’apprécient pas les changements non audités…

Allouer les piles d’exécution du noyau en mémoire virtuelle

Les contributions (correctifs) d’Andy Lutomirski concernant les fils d’exécution (threads) du noyau sont certainement celles que Linus a le plus appréciées, d’après son message de la RC-1. Il faut dire qu’Andy vient de loin et a travaillé avec acharnement pour trouver des solutions radicales à tous les problèmes rencontrés et, au final, a joliment nettoyé les tréfonds du code source du noyau.

Ce chapitre retrace cette aventure tumultueuse et se base sur les excellents articles de LWN.net rédigés par Jonathan Corbet (juin 2016) et sous licence CC BY-SA 4.0 :

Problème de conception

Andy s’est attaqué au vieux problème de conception du noyau Linux des piles d’exécution (call stacks). Ces piles étaient toujours allouées directement en mémoire physique, avec des inconvénients ennuyeux.

1. Fragmentation

Toute la pile doit tenir en un seul bloc de mémoire physique contigüe. Mais les grands blocs contigus sont de plus en plus difficiles à trouver au fur à mesure de la fragmentation de la mémoire. Ce qui met en péril un noyau Linux qui réalise de nombreuses opérations critiques depuis longtemps, surtout quand une attaque titille le noyau en le forçant à fragmenter sa mémoire.

2. Petite taille

Pour réduire les risques de fragmentation, la taille des piles d’exécution est limitée généralement à 8 192 petits octets. Ce qui impose des contraintes strictes comme l’interdiction des appels récursifs, pas de structure passée par valeur et l’obligation d’analyser en détail les possibles enchaînements des appels de fonctions. Et de nombreuses personnes préféraient plutôt en avoir une plus grosse !
Même si parler de code récursif dans un noyau, cela fait froid dans le dos, car cela veut dire un risque de « stack overflow » selon la taille des données traitées (et c’est mal) !

3. Dépassement

Malgré toute l’attention sur les arbres d’appel, les dépassements de pile (stack overflow) sont possibles. Une attaque peut trouver des combinaisons pour provoquer un dépassement et écraser des informations et même introduire son code exécutable. D’ailleurs, la taille a dû être doublée à 16 Kio sur les architectures x64.

4. Contournements contre‐performants

Pour détecter un dépassement, une solution consiste à positionner un canari à l’extrémité de la pile d’exécution. Ce canari correspond à une valeur magique qui est vérifiée régulièrement afin de détecter son écrasement par une autre valeur et donc un dépassement de la pile d’exécution. Non seulement, cela oblige à réaliser des opérations supplémentaires (vérifier plus ou moins fréquemment), mais en plus, ce dépassement n’est détecté qu’a posteriori et c’est souvent trop tard.

Une seconde solution pour détecter un dépassement en mémoire physique consiste à rajouter une page mémoire en accès interdit. Mais cela gâche de la mémoire qui n’est pas utilisée et augmente le risque de fragmentation (le bloc de mémoire contigu doit être plus grand).

Et que faire si le dépassement est détecté ? Tuer le fil d’exécution ou ré‐allouer une pile plus grande ? Avec la mémoire physique, tuer est plus facile que ré‐allouer. De plus, il faut utiliser une fonction realloc() différente, car la pile s’exécute de la fin vers le début, donc il faut ajouter de la mémoire avant et non après. Sans parler des risques d’augmentation de la fragmentation.

Mémoire virtuelle

L’idée initiale d’Andy était de proposer un agrandissement automatique de la taille de la pile d’exécution au fur et à mesure que son dépassement est détecté en allouant cette pile en mémoire virtuelle. La gestion de la mémoire virtuelle a été un des tous premiers objectifs du noyau Linux avec le processeur i386. C’est le MMU du processeur qui donne l’impression au fil d’exécution que la plage d’adresses est contigüe, mais les pages de la mémoire physique (des blocs généralement de 4 Kio) peuvent être dispersées, réduisant considérablement les problèmes de fragmentation.

Pour atteindre ce but ultime, Andy a remanié ses contributions à de très nombreuses reprises et son acharnement a abouti à des résultats spectaculaires non attendus.

Trop lent

Au tout début, le seul inconvénient de sa première proposition était une lenteur de 1,5 µs lors de la création d’un nouveau fil d'exécution du noyau. Ce temps d’exécution plus long est imputable à la fonction vmalloc() utilisée pour allouer de la mémoire à la pile d’exécution (virtual memory allocation — allocation de mémoire virtuelle). Cette fonction prend plus de temps, car elle réalise des opérations supplémentaires et n’a pas bénéficié du même effort d’optimisation que les autres fonctions d’allocation. Mais, pour Linus, cette régression de performance est irrecevable.

Mémoire tampon

Alors, voyons comment éviter d’appeler la fonction vmalloc(). Pour cela, Linus a demandé à Andy de recycler les piles d’exécution des derniers fils s’étant terminés. On les conserve temporairement dans une petite mémoire tampon et on les fournit dès qu’il faut créer un nouveau fil d’exécution. Cela devrait nous permettre d’appeler vmalloc() moins souvent.

Incompatibilité avec le Read‐Copy‐Update

Mais, c’est oublier le fonctionnement fourbe du Read‐Copy‐Update (RCU) qui libère les ressources d’un fil d’exécution (dont sa pile d’exécution) par saccade. Le RCU accumule les ressources de tous les fils d’exécution qui se terminent, puis les libère tous en même temps. Notre petit cache de piles d’exécution se retrouve donc à devoir absorber plus de piles d’exécution qu’il ne peut en contenir. Et, en attendant le prochain cycle du RCU, nous nous retrouvons rapidement avec un cache vide et donc la nécessité d’appeler la fonction vmalloc().

Contournement du Read-Copy-Update

Au lieu d’augmenter la capacité de notre cache (pensons aux systèmes avec peu de mémoire), essayons de décorréler la pile d’exécution du mécanisme RCU. En récupérant nous‐même la pile d’exécution d’un fil qui se termine, nous évitons les pics de piles d’exécution fournis par le RCU. En revanche, le RCU libère les autres ressources du fil d’exécution à son rythme.

Interdépendance entre la mémoire de la pile et le Read‐Copy‐Update

Mais, nous avons un autre problème : la pile d’exécution et les autres ressources du fil d’exécution ne sont pas complètement décorrélées. En fait, les informations du fil d’exécution sont dispersées à deux endroits :

  1. dans la structure task_struct, qui est allouée indépendamment de la pile d’exécution (ouf) ;
  2. dans la structure thread_info, qui fait partie du même bloc mémoire que la pile d’exécution (zut).

C’est là que les choses se compliquent : les différentes parties du noyau ne vont pas immédiatement être au courant qu’un fil d’exécution vient de se terminer, cela prend un certain temps pendant lequel la structure thread_info ne peut être utilisée par un nouveau fil d’exécution. On en revient au même : attendre la fin du cycle du RCU !

Se débarrasser du thread_info

Et si nous déplacions le thread_info ailleurs ? Eh bien, c’était comme cela au début du noyau, tout était dans task_struct. Mais avoir quelques informations directement dans le même bloc mémoire que la pile d’exécution permet justement d’éviter une indirection. D’ailleurs, c’est l’essence même de l’existence de task_struct : permettre un accès direct en appliquant un masque sur le pointeur d’exécution ($sp).

Avec le temps, la structure task_struct contient les champs génériques, indépendants de la plate‐forme (architecture‐independent). Et la structure thread_info contient les champs spécifiques à la plate‐forme (architecture‐specific).

Pourtant, ces dernières années, la structure thread_info a fondu. Quelques champs de cette structure ont été déplacés dans une structure de données spécifique à chaque cœur (unité de calcul). Mais, ce n’est pas là non plus que nous pouvons déplacer des champs de thread_info, car seul le code s’exécutant sur ce cœur a le droit d’accéder à sa structure de données spécifique, afin d’éviter que le processeur perde du temps à synchroniser les caches mémoire de niveau 2.

C’est là que Linus a donné un coup de main à Andy. D’abord, en réduisant la dépendance entre les différentes parties du noyau vis‐à‐vis de la structure thread_info. Puis, en déplaçant certains champs vers task_struct. Andy a poursuivi ce travail pour chaque champ. Et le dernier champ contenant les drapeaux (flags) a également été déplacé vers task_struct. Mais cela demande tellement d’investissement sur chaque plate‐forme spécifique, qu’Andy a mené à bien ce travail uniquement pour la plate‐forme x86.

C’est gagné !

Maintenant, nous avons enfin la mémoire de la pile d’exécution qui peut être directement libérée dès la fin du fil d’exécution, sans avoir besoin d’attendre la fin du cycle RCU. Et nous pouvons donc mettre en cache cette pile d’exécution dans la structure de données spécifique à chaque cœur.

Les avantages de la contribution d’Andy sont nombreux :

1. Gain en performance

En faisant des tests avec un petit cache pour deux piles d’appel, la latence de 1,5 µs se transforme en un gain de performance entre ½ et 1 µs.

2. Détection immédiate du dépassement de la pile d’exécution

En plus de ce gain de performance, nous avons aussi un dépassement de la pile (stack overflow) qui est immédiatement détecté. Avant, le dépassement de la pile commençait par écraser la structure thread_info, ce qui ne pouvait pas être détecté (car cela ne dépassait pas le bloc mémoire). D’ailleurs, c’était une faille de sécurité importante. En faisant exécuter par le noyau un long enchaînement de fonctions, on pouvait changer les valeurs dans thread_info.

3. Meilleur diagnostic

Et, comme en cas de dépassement de pile, les informations de thread_info ne sont plus écrasées, il est plus facile de diagnostiquer le problème et ce, sans planter le noyau. Le dépassement est détecté, le noyau arrête le fil d’exécution et fournit un rapport d’erreur complet et précis.

Plébiscite

Devant l’avalanche de tels avantages, dont le nettoyage/regroupement des informations des fils d’exécution, les autres architectures sont en train d’être adaptées afin de ne plus avoir le thread_info dans le même bloc mémoire que la pile d’exécution.

En conclusion, cette épopée dans les entrailles du code source du noyau a permis de belles réalisations et Andy va pouvoir reprendre son idée initiale d’agrandir automatiquement la taille de la pile d’exécution en détectant son dépassement mémoire. Le noyau pourrait avoir à l’avenir des petites piles d’exécution pour la grande majorité des cas. Et pour une minorité de cas, la taille de la pile s’adaptera dynamiquement sans avoir à tuer le fil d’exécution. C’est un très bon compromis entre économie de mémoire et sécurité accrue.

Merci Andy Lutomirski et bonne continuation dans ton formidable travail.

Clefs de protection de la mémoire (memory protection keys)

Cette nouvelle fonctionnalité abrégée pkeys permet d’empêcher que d’autres processus accèdent à des plages d’adresses. C’est le rêve des cryptographes : cacher ses secrets.

Cette technologie existait déjà sur les bons vieux ordinateurs centraux — mainframes — (Key‐controlled memory protection). Et voilà qu’Intel l’intègre depuis le Skylake pour serveur (commercialisé depuis un an).

Dave Hansen (Intel) avait proposé une prise en charge, mais elle a été refusée pour la version 4.6. Puis améliorée, mais encore refusée pour la 4.7. Et, rebelote pour la 4.8. La contribution de Dave Hansen a enfin été acceptée pour la 4.9, au bout de la sixième révision.

API

Nous avons maintenant ces nouvelles fonctions dans l’API du noyau :

int pkey_alloc(unsigned long flags, unsigned long init_access_rights) int pkey_free(int pkey); int pkey_mprotect(unsigned long start, size_t len, unsigned long prot, int pkey);

Dans les précédentes révisions de cette contribution, il y avait deux autres fonctions. Nous les signalons pour éviter que nos lecteurs se trompent en se basant sur des documentations obsolètes. Dave Hansen a récemment nettoyé leurs traces du noyau :

/* Fonctions supprimées */ unsigned long pkey_get(int pkey); int pkey_set(int pkey, unsigned long access_rights);

Ces nouvelles fonctions permettent donc de protéger en écriture seulement ou en lecture et écriture des adresses mémoire. Attention, l’implémentation sous‐jacente d’Intel peut être contournée, car les nouvelles instructions ajoutées, RDPKRU et WRPKRU, peuvent être utilisées par d’autres fils d’exécution.

Voir aussi

Toutes ces documentations sont en langue anglaise. Si les lectrices et lecteurs de LinuxFr.org souhaitent lire une dépêche en français sur ce sujet, merci de nous le signaler dans les commentaires.

Les excellents articles de Jonathan Corbet (CC BY-SA 4.0) publiés sur LWN.net :

Manuel de l’API Linux :

Couches bas niveau :

Pilotes graphiques libres AMD


Le nouveau pilote graphique libre amdgpu pour les cartes graphiques AMD GCN a été mis à jour et introduit la prise en charge de l’affichage virtuel. Son contenu est ensuite accessible via un logiciel de bureau à distance.

Autre changement apporté par ce pilote, la prise en charge de la technologie de réduction de consommation énergétique AMD PowerPlay pour les cartes graphiques équipées d’un processeur graphique de génération Iceland (2014).

L’amélioration de la réinitialisation des unités de calcul accéléré (APU) de génération Carrizo (2015), ainsi que de son remplaçant Stoney Ridge (2016).

La prise en charge des circuits intégrés spécialisés (ASIC) AMD UVD (Unified Video Decoder), permettant le décodage vidéo, et AMD VCE (Video Coding Engine), qui permet le codage des normes vidéo de type H.264, MPEG-2, MPEG-4 et VC-1, a été ajoutée pour les puces plus récentes.

Prise en charge également de la pré‐initialisation de la mémoire tampon de la VRAM, par exemple, la remise à zéro.

Et de nombreuses autres corrections de bogues en tout genre.

Voir aussi :

Nouveau

Aucun changement pour le pilote nouveau n’a été intégré à cette version du noyau.

Réseau BBR

Le protocole TCP est l’un des plus utilisés sur Internet. Il est, entre autres, utilisé par HTTP et SSH. L’un des atouts de ce protocole est sa capacité à gérer la congestion, c’est‐à‐dire, sa capacité à continuer de fonctionner quand le réseau commence à être saturé par les connexions. En effet, lorsque l’on augmente le trafic sur un réseau, le temps d’attente dû à des interblocages augmente (sur Ethernet, il n’y a qu’une seule trame à la fois, par exemple). TCP est capable de réduire son débit automatiquement pour réduire cette congestion.

Depuis la création de TCP, différents algorithmes ont vu le jour pour améliorer le débit, car les premières versions ne pouvaient pas atteindre les 100 Mbit/s, par exemple. Le BBR (pour Bottleneck Bandwidth and RTT) fait donc suite aux douze autres protocoles permettant à TCP de réduire son débit lorsque le réseau est congestionné tout en maximisant les débits (dans les cas sans congestion et lors de la congestion). Il faut comprendre que ces algorithmes ont différentes propriétés. D’une part, on cherche à ce qu’ils soient le plus efficace possible pour améliorer le débit utile par rapport à l’ensemble du débit consommé, ensuite, il y a différentes façons de se comporter lors de la congestion. Par exemple, le débit peut augmenter plus ou moins vite une fois la congestion passée. La meilleure solution dépendra (entre autres) des couches inférieures du réseau (comme le lien physique) et des autres équipements. C’est ce qui explique qu’il y ait encore tant d’algorithmes différents pour répondre à la même problématique.

Ce nouvel algorithme a été proposé par une équipe de Google. Ces derniers expliquent que BBR, contrairement aux autres algorithmes, ne se base pas sur des pertes de paquets, mais sur des mesures faites au fur et à mesure. Ainsi, il n’attend pas d’être dans les pires cas pour ajuster son débit. Ils expliquent aussi que cet algorithme est déjà utilisé dans les infrastructures de YouTube et de Google Search (excusez du peu). Un des premiers tests publics qui compare l’algorithme TCP Reno, TCP CUBIC et TCP BBR semble montrer de bons résultats.

Systèmes de fichiers FUSE

FUSE (pour Filesystem in Userspace) a été mis à jour. Il permet à un utilisateur sans privilèges particuliers d’accéder à un système de fichiers, sans qu’il soit nécessaire de modifier les sources du noyau. Il est utilisé dans GNOME (GVfs), pour écrire sur des partitions NTFS (NTFS-3G), par VeraCrypt, ou encore Flatpak.

Le correctif de FUSE apporte enfin la vérification des permissions (ACL) POSIX, ainsi que diverses corrections de bogues. Ceux qui souhaitent découvrir ce que sont les listes de contrôle d’accès POSIX sous Linux peuvent lire l’article (en anglais) qui leur est dédié. Lire aussi la version française sur Wikipédia de leur mise en œuvre sous UNIX.

UBIFS

Un correctif proposé par Bean Huo introduit la gestion d’OverlayFS. Pour ceux qui se servent d’UBIFS sur de la mémoire Flash brute, il n’existe pas, en ce moment, de prise en charge d’OverlayFS. Néanmoins le travail est en préparation pour les mémoires Flash de type MLC NAND (mémoires Flash NAND à cellules multi‐niveaux).

ext4

Corrections et nettoyages, notamment dans la gestion des attributs étendus.

Btrfs

Correction de bogues et diverses optimisations. Rien d’excitant pour le moment. Chris Mason signale d’ailleurs que des modifications plus importantes sont en préparation pour la version 4.10.

F2FS

F2FS, le système de fichiers de Samsung dédié à la mémoire Flash, a reçu plusieurs améliorations :

XFS

XFS, le système de fichiers hérité d’IRIX, l’UNIX de SGI, s’est vu ajouter un nombre important de fonctionnalités, notamment à son infrastructure, mais aussi au format des données. Suite aux contributions soumises par Dave Chinner, un espace disque peut désormais avoir plusieurs propriétaires (XFS Shared Extents ou zones disque partagées), ceci grâce à l’adjonction, dans chaque groupe d’allocation, d’un nouvel arbre B (B‐tree) répondant au doux nom de refcount.

Prise en charge des plates‐formes Raspberry Pi Zero

La gestion du Raspberry Pi Zero a été ajoutée en même temps que d’autres systèmes mono‐puces de Broadcom.

Amlogic S905

La prise en charge de l’Amlogic S905 a été améliorée. La gestion des systèmes mono‐puces ARM 64 bits d’Amlogic fait l’objet d’un gros travail depuis Linux 4.7. On a en plus grâce à Linux 4.9, notamment :

  • PWM (modulation en largeur d’impulsions), pierre angulaire de la gestion du Wi‐Fi sur les cartes Amlogic ;
  • la Mailbox, utilisée pour la communication SCPI qui gère le DVFS (adaptation dynamique de la tension d’alimentation et de la fréquence d’un micro‐processeur) ;
  • l’I²C et le SPI ;
  • des améliorations de l’Ethernet 10, 100 et 1000 Mbit/s.

La gestion de MMC/SD/SDIO, SCPI et de l’USB est malheureusement repoussée pour Linux 4.10. Cette dernière intégrera le Wi‐Fi (si les pilotes SDIO sont dans Linux) et les variantes S905D, S905X et S912.

Autres

On voit également débarquer la prise en charge de diverses plates‐formes et composants :

  • ZTE ZX296718, SoC ARM 64-bit ;
  • les systèmes mono‐puces Broadcom BCM47189 et BCM53573, premiers systèmes mono‐puces ARM à se conformer au standard Wi‐Fi 802.11ac. ;
  • Renesas r8a7796 (R-Car M3-W), système mono‐puce pour l’automobile ;
  • le NextThing GR8, très proche de celle du A13/R8 ;
  • la platine de développement Marvell Armada 8040 avec son Cortex-A72 à quatre cœurs et ses trois interfaces Ethernet 10 Gbit ;
  • la carte Qualcomm DragonBoard 820c 96Boards ;
  • TVBox Tronsmart Orion r86, une carte pour boîtiers décodeurs avec un système mono‐puce octocœur Rockchip RK3368 ;
  • Qualcomm External Bus Interface 2 (EBI2), utilisé sur les téléphones pour connecter la mémoire Flash, les écrans LCD et d’autres périphériques ;
  • les cartes Allwinner, incluant l’Empire Electronix M712 et la tablette iNet D978 rev2, ainsi que l’Orange Pi PC Plus, Orange Pi 2, Orange Pi Plus 2E, Orange Pi Lite, Olimex A33-Olinuxino et le Nano Pi Neo ;
  • les cartes Broadcom incluant les cartes de références BCM958525er, BCM958522er, BCM988312hr, BCM958623hr et BCM958622hr ;
  • le routeur NETGEAR WNR854T ;
  • le LG Nexus 5 ;
  • la Beagleboard-x15 rev B1 ;
  • la conversion vers l’arborescence matérielle DeviceTree pour mach-omap2 est complète, incluant une gestion complète du vénérable Nokia N900.
Autres nouveautés Pilote de test EFI

Ce pilote, soumis par Ingo Molnar, mais dont Canonical assure la maintenance, est désormais inclus dans le noyau dans le but d’aider les développeurs de micrologiciels (firmwares). Il exporte en espace utilisateur les interfaces du service d’exécution UEFI et est utilisé par la suite de test de micrologiciels (FTWS).

Plate‐forme Mellanox

Un correctif, également proposé par Ingo Molnar, marque le début de la prise en charge de la plate‐forme Mellanox, utilisée principalement dans les domaines du calcul à haute performance et les centres de traitement de données (data centers). Ces plates‐formes ne sont pas données, par exemple, le commutateur réseau MSX6710 à 36 ports coûte la bagatelle de 11 900 US$. Mellanox est un fournisseur de matériel haut de gamme InfiniBand et Ethernet pour serveurs et plates‐formes de stockage en masse.

MD RAID

Le code de MD RAID ajoute la prise en charge de AXV512 pour accélérer le RAID 6 et d’autres améliorations pour la création d’un volume.

NVDIMM

Le code NVDIMM ajoute plus de flexibilité dans la prise en charge de ces zones de mémoire non volatile exportées par ACPI. Michael Larabel en écrit un bref récapitulatif sur son site, Phoronix.

Intel Integrated Sensor Hub (ISH)

Linux 4.9 prend également en charge le module ISH (Integrated Sensor Hub) d’Intel, un capteur intégré en remplacement de capteurs externes. Ces capteurs détectent, par exemple, le changement de position de l’appareil, contribuent à l’ajustement automatique de la luminosité et interviennent également dans la gestion de l’énergie sur les ordinateurs portables. Ce correctif est destiné à la famille de processeurs Cherry Trail et suivantes.

Intel Atom

Un nouvel algorithme de gestion du P-state (une collection de niveaux prédéfinis pour la gestion de l’énergie) a été soumis par Rafael J. Wysocki. En outre, il améliore les performances des processeurs Intel Atom en baissant moins fortement le niveau d’énergie. L’idée est d’ajouter 50 % à l’objectif de performance calculé pour diminuer le coût de migration d’un processus vers un autre cœur.

Projet ARA de Google

Le pilote qui gère Greybus, conçu sur les bases du protocole UniPro, a été ajouté au noyau Linux.

Unipro ?

UniPro est un protocole de communication, comme I²C, destiné à l’interconnexion de divers circuits intégrés. Il est destiné à être utilisé dans le monde des ordiphones.

Il est notamment utilisé par Google pour son projet ARA qui vise à créer un ordiphone modulaire. On peut le retrouver dans un produit grand public commercialisé : le téléphone Lenovo Moto Z utilise ce bus pour ses Moto Mods.

Les différentes versions du protocole UniPro ont été créées par la MIPI Alliance (Mobile Industry Processor Interface Alliance) composée de 250 entreprises. Le protocole a été créé en 2006.

Unipro est un protocole de transmission à haute vitesse et de faible consommation électrique. Il prend en charge jusqu’à 128 périphériques. Il respecte les standards de l’OSI.

 Greybus ?

Greybus est une couche applicative pour UniPro ce qui correspond à la septième couche du modèle OSI. C’est un bus générique initialement transporté sur USB, avec des notions de « cports » et de liens logiques correspondants aux liens UniPro, mais il a été conçu pour ne pas être dépendant du lien physique.

L’implémentation dans Linux suppose une communication avec un « SVC » qui, dans le téléphone ARA, est un microcontrôleur utilisé pour gérer le routage des liens logiques vers les cports des périphériques UniPro.

Il y a par exemple des implémentations 100 % USB avec un démultiplexage des cports dans un micrologiciel sur un STM32F4 ou, plus récemment, une implémentation d’un routage Greybus en espace utilisateur via Netlink, et une communication par Bluetooth avec des modules. Cela donne en pratique des interfaces virtuelles locales vers des périphériques distants. Par exemple, GreyBus permettait d’exposer le bus I²C ou SPI des modules et de les contrôler avec les API I²C ou SPI de Linux, ou même d’y associer des pilotes classiques.

UniPro, quant à lui, se situe au niveau de la couche physique, soit la première couche du modèle OSI.

Ci‐dessous la mise en œuvre de Greybus dans le noyau Linux :

Voir aussi :

Commande perf

Parmi les améliorations apportées à l’outil en ligne de commande perf, on peut lister la gestion de fichiers JSON pour décrire les évènements de l’unité de supervision des performances (PMU — Performance Monitor Unit), un nouvel ensemble d’astuces et le début du travail pour la gestion de Clang/LLVM demande d’intégration.

KThread

L’API KThread a reçu un gros coup de nettoyage.

Clef de protection mémoire

Attendue depuis un moment, la nouvelle interface MPK (Memory Protection Keys ou clefs de protection de la mémoire) est maintenant terminée et intégrée à Linux 4.9, d’après le correctif envoyé par Thomas Gleixner. Ce système définit un ensemble d’interfaces en espace utilisateur (lire des appels système) et offre aux applications un mécanisme de protection des données par page, à l’aide de clefs de chiffrement. Cette protection sera mise en application dans les futurs processeurs de la firme Intel. On peut lire, sur le site Phoronix, comment la mettre en œuvre en langage C.

Virtualisation Xen et KVM

La plate‐forme de virtualisation Xen a reçu un correctif qui introduit une fonctionnalité fort intéressante : les connexion et déconnexion à chaud du processeur (c.‐à‐d. pendant que la machine fonctionne) — sur les cartes‐mères qui en possèdent plus d’un, bien entendu. Quant à KVM, autre plate‐forme de virtualisation, ce sont des améliorations sur l’architecture ARM qui ont été apportées. À noter également un travail préparatoire sur l’adressage virtuel étendu (EVA) pour les processeurs MIPS.

Virtual mapped stack

Andy Lutomirski a introduit un nouveau mécanisme de gestion des piles noyau, qui a pour effet secondaire d’optimiser la création de tâches par la mise en cache de deux piles de fil d’exécution par processeur. Initialement, ce correctif a pour but de faciliter le diagnostic et de sécuriser l’interception des débordements de pile, ce qui devrait aussi rendre leur exploitation (exploit) plus difficile. Une pile virtuelle est encadrée par des pages de garde et les débordements sont interceptés immédiatement par le noyau, au lieu de provoquer des corruptions mémoire extrêmement difficiles à diagnostiquer. Ce genre de fonctionnalités était fourni par les correctifs de grsecurity.

Lire également les articles sur les sites Phoronix et LWN.net.

Statistiques Entreprises ayant participé à cette version En nombre de lignes changées

AMD sort en première position avec 105 820 lignes modifiées soit 11,1 % du total de lignes modifiées, suivie de très près par Red Hat avec 104 492 lignes, soit 10,9 %. Intel s’en sort en troisième positon avec 89 456 lignes, soit 9,4 % du total (cf. l’article de Jonathan Corbet Development statistics for 4.9 sur LWN.net).

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Revue de presse de l’April pour la semaine 5 de l’année 2017

7 février, 2017 - 10:53

La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Archimag] Open data : Paris, capitale mondiale d’un gouvernement ouvert

Par Bruno Texier, le jeudi 2 mars 2017. Extrait :

La France a accueilli au mois de décembre dernier le 4e sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert. L’occasion de promouvoir l’ouverture des données publiques et de nouveaux modes de gouvernance.

Lien vers l’article original : http://www.archimag.com/vie-numerique/2017/02/03/open-data-paris-capitale-mondiale-gouvernement-ouvert

[France 24] CHATONS, ces hébergeurs alternatifs qui ne collectent pas vos données personnelles

Par la rédaction, le samedi 4 février 2017. Extrait :

Le réseau Framasoft a organisé jeudi à Paris un atelier pour présenter CHATONS, le Collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires. Mashable FR y était.

Lien vers l’article original : http://mashable.france24.com/tech-business/20170204-chatons-collectif-hebergeurs-framasoft

[Journal du Net] L’open source veut démocratiser l’intelligence artificielle

Par Lélia de Matharel, le jeudi 2 février 2017. Extrait :

Ces logiciels ouverts et gratuits peuvent être implémentés par de grands groupes mais aussi de petites entreprises qui veulent résoudre des problématiques business précises.

Lien vers l’article original : http://www.journaldunet.com/economie/services/1191268-open-source-democratiser-intelligence-artificielle

[Le Monde.fr] « Internet, un libre marché des idées qui peut facilement dérailler »

Par William Audureau, le jeudi 2 février 2017. Extrait :

Pour Benjamin Loveluck, chercheur au CERSA et à Télécom ParisTech, le succès des « fake‐news » dérive des inspirations libérales du Web et de ses modes d’organisation.

Lien vers l’article original : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/02/02/internet-un-libre-marche-des-idees-qui-peut-facilement-derailler_5073445_4408996.html

[usine-digitale.fr] 2017 : quelle est la vision numérique de la gauche ?

Par la rédaction, le mardi 31 janvier 2017. Extrait :

Que disent les candidats de gauche à la Présidentielle 2017 sur les sujets numériques ? Quelques jours après les primaires de gauche, il est intéressant de faire un point sur les valeurs qu’ils incarnent, leurs similitudes et leurs différences. Y a‐t‐il une gauche du numérique qui se dessine pour les élections ? Renaissance Numérique fait le point pour L’Usine Digitale.

Lien vers l’article original : http://www.usine-digitale.fr/article/2017-quelle-est-la-vision-numerique-de-la-gauche.N495339

[Next INpact] Au Sénat, nouveau coup de semonce contre l’accord Microsoft-Éducation nationale

Par Xavier Berne, le mardi 31 janvier 2017. Extrait :

L’accord de « partenariat » entre Microsoft et le ministère de l’Éducation nationale continue de faire des vagues. Craignant de nombreuses « dérives », une sénatrice vient d’interpeller Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au Numérique.

Lien vers l’article original : https://www.nextinpact.com/news/103102-au-senat-nouveau-coup-semonce-contre-l-accord-microsoft-education-nationale.htm

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